22/10/2026
Servitude de passage : la propriété n’est pas condamnée à l’immobilisme
Le bénéficiaire d’une servitude dispose d’un droit de passage, pas d’un droit à empêcher toute évolution du fonds servant.
Dans son arrêt du 1er octobre 2026, la Cour de cassation admet que le propriétaire du terrain grevé puisse obtenir le déplacement d’une servitude lorsque son tracé compromet un projet d’aménagement.
L’apport est significatif : la gêne sérieuse exigée par l’article 701 du code civil peut résulter des propres choix d’exploitation du propriétaire.
Cette souplesse ne constitue toutefois pas un droit de déplacement discrétionnaire. Le nouveau passage doit demeurer aussi commode et sa modification suppose un accord ou une autorisation judiciaire préalable.
Pour les praticiens, l’arrêt renforce la possibilité de concilier servitudes anciennes et nouveaux projets immobiliers. La démonstration devra porter sur la réalité de la gêne et l’équivalence du passage proposé.
Source : Cass. 3e civ., 1er octobre 2026, n° 25-13.283.