10/29/2026
Montréal, le 24 octobre 2026. Réunie en Conseil général, la Fédération médicale étudiante du Québec (FMEQ) a adopté une position qui encadre l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) par les étudiant.e.s en médecine. Cette position reconnaît l’apport de l’IA à l’apprentissage tout en préservant le développement du jugement clinique, au cœur de la formation des futur.e.s médecins.
Les étudiant.e.s en médecine du Québec voient une réelle pertinence à l’IA comme outil d’étude. Elle peut les aider à poser des questions, à clarifier des notions et à approfondir leur compréhension de sujets médicaux, à condition qu’aucun renseignement permettant d’identifier un.e patient.e n’y soit saisi.
Par contre, la FMEQ s’oppose à ce que, jusqu’à la fin du doctorat en médecine, des outils d’IA ou des algorithmes posent des décisions cliniques à la place des étudiant.e.s, qu’il s’agisse d’un diagnostic, d’une conduite ou d’un plan de traitement. Le médecin demeure légalement responsable des décisions prises à l’aide de ces outils. Il doit donc avoir développé un jugement clinique autonome, capable d’évaluer de façon critique les recommandations d’un algorithme.
De même, la rédaction des notes cliniques demeure un apprentissage essentiel du doctorat en médecine. Structurer une observation, élaborer un raisonnement diagnostique et justifier un plan de traitement sont des exercices formateurs que l’IA ne devrait pas remplacer. La FMEQ s’oppose donc à l’utilisation par les étudiant.e.s d’outils d’IA qui rédigent les notes cliniques à leur place, à l’exception des outils qui se limitent à la transcription.
La FMEQ réitère également sa demande aux facultés de médecine du Québec d’adopter des politiques claires et uniformes sur l’usage de l’IA par les étudiant.e.s. Elle les encourage aussi à intégrer au cursus une formation sur l’utilisation critique et adéquate de l’IA en santé, afin de préparer les futur.e.s médecins à utiliser ces outils de façon sécuritaire dans leur pratique.
Cette position s’inscrit dans la continuité du mémoire « Primum, non nocere », présenté par la FMEQ lors de sa Journée d’action politique 2024. Ce mémoire portait sur l’encadrement de l’IA en santé et est disponible sur le site web de la FMEQ.
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