08/06/2018
Notre pays a sollicité et obtenu un financement d’un montant de trois millions d’Euros du Royaume de Belgique pour l’installation d’une station côtière.
Le projet s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre des conventions internationales et des recommandations de l’Organisation Maritime Internationale (OMI) en matière de sauvegarde de la vie humaine en mer, de recherche et de sauvetage ; il permet de :
disposer d’un système d’écoute et de communication qui couvre toute la façade maritime ;
déclencher les opérations de recherche, de sauvetage et de lutte contre la pollution.
Le projet est constitué de trois principales composantes, à savoir :
1) la mise en place de solutions utilisées dans le cadre du système mondial de détresse et de sauvegarde maritime (SMDSM) et pour la diffusion de renseignements sur la sécurité maritime ;
2) la fourniture, l’installation et la mise en service d’un système de surveillance du trafic maritime et
3) l’installation d’un système d’alimentation électrique de secours sur les trois sites retenus (Sandervalia, Kassa et Kamsar).
En plus de ces composantes, le projet comporte également un volet formation du personnel guinéen en charge de l’exploitation et de la maintenance des équipements.
Selon le chronogramme de mise en œuvre défini dans le cahier de charge, le délai de mise en œuvre du projet est estimé à dix (10) mois à compter de la date de signature du contrat avec le fournisseur.
Enfin, il convient de rappeler que ce projet a connu d’énormes retards liés à certains cas de force majeure.
En effet c’est en 2008 que la requête de financement a été adressée au gouvernement belge qui a aussitôt engagé le processus d’instruction du projet. Suite au putsch militaire intervenu au mois de décembre de la même année, la Belgique a suspendu toute coopération avec les autorités guinéennes d’alors.
A la faveur de l’avènement de la 3ème République le projet fut à nouveau réintroduit auprès de nos partenaires mais interrompu quelques mois après pour cause de l’apparition de l’épidémie Ebola.
Ensuite, la crise politique en Belgique durant l’année 2016 a rallongé les procédures et les délais notamment la signature de l’accord de financement.
Après la signature de l’accord de financement, les prochaines étapes consisteront à finaliser le cahier de charges élaboré par un consultant belge avec l’appui d’Enabel à la demande du Ministère des Transports, suivi du choix du fournisseur selon la procédure qui reste à définir.