04/09/2026
Renoncer trop t**d, c’est payer quand même
La clause de non-concurrence ne supporte pas l’indécision. L’arrêt du 1er juillet 2026 rappelle que la renonciation de l’employeur est enfermée dans une limite temporelle stricte : le départ effectif du salarié.
Même lorsqu’un délai contractuel est prévu, celui-ci ne peut conduire à différer la décision au-delà de la fin du contrat. Dès que le salarié quitte l’entreprise, l’interdiction de concurrence devient opposable et la contrepartie financière est due. La Cour écarte ainsi toute tentative de prolonger artificiellement la faculté de renonciation après la sortie des effectifs.
La portée pratique est immédiate : la clause doit être arbitrée avant le dernier jour travaillé ou la fin du préavis. À défaut, l’employeur reste tenu de payer, quand bien même il n’aurait plus d’intérêt à maintenir l’interdiction. La sanction ne porte pas sur la validité de la clause, mais sur la t**diveté de sa levée.
Source : Cass. soc., 1er juill. 2026, n° 25-10.96.
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