09/03/2026
« Ah je savais pas que tu faisais de la politique »..
Ah bon?
Mais l’intime est politique ! L’articulation et l’organisation de nos différents temps (famille/parent/garderies/vacances/congés/aidants/entreprenariat/précarité sociale/formations/accessibilité/etc..) et les douleurs qui peuvent survenir dans ces différents temps ne sont pas que des blessures individuelles !
6ans que j’accompagne. Des parents, des enfants, des structures. 6 ans que j’assiste aux dégâts d’un système qui entretient la violence, les violences. Et on pourrait attribuer cette réalité au biais de mon métier, se dire que forcément on vient me trouver quand ça ne pas, pas quand tout va bien.
Mais avant d’exercer ce métier, combien de récits? Combien d’histoires de proches? Au sein de ma famille? Parmi les ami.e.s? Combien de violences qui ne portaient pas de nom?
Combien d’ « enfantillages » seraient re qualifiés aujourd’hui de harcèlement? Combien de « il les aime un peu trop jeunes » d’incestes? Combien de « à la dure » en maltraitance?
Quand je dis que le système entretient les violences, ça veut dire quoi? Que les représentations que l’on se fait de ce qu’est l’éducation, les relations (romantiques ou non) continuent en MAJORITÉ à cultiver les rapports de dominations de quelques sur les autres.
Que l’empreinte patriarcale a largement infusé dans nos constructions individuelles et sociétales.
La famille, l’école, la ville… tous ces espaces doivent déconstruire la violence qui y règne ou qu’elles permettent..
Encore faut il les connaître, les nommer, les conscientiser et accepter l’inconfort qu elles procurent. Aucun changement, aucune évolution n’est confortable. Par contre rien n’empêche de prendre soin de soi et des autres dans ce processus.
Œuvrer à plus de douceur, bien sûr que ça peut commencer par soi. Et bien sûr que c’est politique.
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