Eleonora Sica Coaching

Eleonora Sica Coaching Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de Eleonora Sica Coaching, 1 Place du bourg, Saint-Romain-au-Mont-d'Or.

Accompagnement au changement et à l'épanouissement personnel, professionnel et relationnel : formation, coaching individuel, ateliers découverte, connexion à la nature.

30/04/2021

Il était une fois, un sachant qui ne sait pas encore qu’il sait, demandant à un soi-disant sachant s’il sait ce qu’il devrait savoir…

Nombreuses sont les missions en coaching de vie qui débutent ainsi ... Etrange métier que celui de coacher une personne qui ne sait pas encore qu’elle sait. Toute la démarche du coach de vie consiste à accompagner la personne coachée à découvrir en elle ce qu’elle sait, à le faire émerger en pleine conscience pour l’incarner ensuite, grâce à un objectif de vie identifié, validé et répondant à un besoin existentiel profond.
Tout coaching de vie commence à la fois par une interrogation « le client sait mais comment parviendra-t-il à le savoir ? » et par une affirmation de la part du coach de vie «je sais que je ne sais rien, mais ça, je le sais ! ». Il y a maintenant de nombreuses années, lorsque j’étais un tout jeune coach de vie, un superviseur me dit : « Coacher, c’est accompagner le cheminement d’un savoir du client, de son inconscient à sa conscience ». Il y a des phrases qui restent gravées dans la mémoire… Et cette phrase erre, depuis, dans mon esprit !
L’accompagnant coach de vie n’a l’usage de presque d’aucun verbe d’action. Il ne peut ni faire à la place, ni orienter, ni conseiller… Juste accompagner. Et encore, accompagner en coaching de vie suppose surtout de laisser être ce qui peut l’être et laisser la personne coachée décider elle-même du chemin à prendre.
Le coach de vie est invité à entendre, à être le témoin bienveillant et bien traitant de ce qui est dit et non-dit mais pour quoi faire et pour en faire quoi ? Rien ! Il est un entendant et un regardant, sans préjuger de la chose. Il s’oublie en tant que sachant. Il renonce à être celui qui sait. En revanche, il est « ici, là et maintenant » selon la formule consacrée, dans une grande proximité, en présence, réceptif, déambulant dans la relation en laissant aller mais sans perdre le lien avec les mouvements du client, gagnant proportionnellement en qualité d’attention. Et le tout sans crispation, sans refoulement, sans insatisfaction, en manifestant au client le fait qu’il est bien là, rien que pour lui.
Aux yeux de la personne en demande, le coach de vie est un « supposé sachant ». Mais en vérité, il n’en est rien. Le coach de vie n’a aucune solution directe à proposer et il ne doit jamais laisser croire le contraire ! Le seul sujet sachant, c’est l’accompagné, mais cela il ne le sait pas encore lorsqu’il s’engage dans le coaching de vie. Tout le travail du professionnel pourrait se résumer à cela : Faciliter le processus de connaissance et de conscience du client à s’entrevoir, à se questionner et à trouver en lui-même la réponse la plus adaptée et la plus juste. Le coach de vie sait qu’il ne sait pas et d’une certaine façon, il le fait savoir au client en lui renvoyant des questions plutôt que des réponses !
Le coach de vie met au travail le client en tant que « sujet sachant » mais celui-ci l’ignore encore… Il ignore qu’il possède en lui les réponses à ses propres questions. Mais le coach de vie est là pour l’accompagner dans ses méconnaissances, dans sa traversée de ses propres lignes de résistances. Tout cela pour qu’il accouche par lui-même, de lui-même, de ses propres solutions et de sa vérité. A y regarder de loin, il y a quelque chose d’impossible dans cette histoire et c’est pourtant ainsi que celle-ci se déroule le plus souvent, et ça marche ! Il y a des jours ou moi-même, ayant pourtant un certain nombre « d’heures de vol de nuit », je reste perplexe sur ce qui se passe et sur la manière dont cela se révèle.
Autour de quoi ça tourne ? D’un savoir qui n’est pas là où la personne coachée l’imagine au départ de la prestation. Mais aussi d’un professionnel dont le savoir n’est pas de répondre aux questions du client, mais de lui poser des questions ! Et cette posture élève incontestablement la dimension de la l‘accompagnement. Un savoir inattendu surgira tôt ou t**d des profondeurs de l’Être du client. En fait, les principaux actes sont portés par le client lui-même. C’est lui qui s’interroge, sonde son intériorité, explore des espaces nouveaux, prend conscience et met en oeuvre.
Coacher, c’est l’art d’accompagner juste. Mais avec réalisme et humilité, je dirai plutôt que c’est l’art d’accompagner vers plus de justesse… Et il faut le dire, accompagner « a des effets » ! Il y a des silences, des paroles, des avènements qui font actes, qui touchent justes.
Dans une mission de coaching de vie, nous sommes généralement deux à chercher. Mais chacun a son histoire ou plus précisément, chacun est là pour des histoires différentes. Le client cherche des réponses. Le coach de vie cherche à questionner le sachant qui ne sait pas qu’il sait. Deux chercheurs, deux chemins, deux vérités… Mais ensemble nous cherchons. C’est ce qui nous rapproche pour ainsi dire ! Et c’est aussi ce qui donne du sens à cette aventure à la fois individuelle et partagée.
Le coach de vie sait du savoir de ne pas savoir. Etrange, n’est-ce pas, de se passionner pour cette posture de non-sachant pour l’autre, à la place de l’autre et d’y trouver de l’épanouissement, du sens, de la générosité, de la fraternité et une immense joie profonde et ontologique. Quelle joie renouvelée à chaque séance de tenter d’incarner le non-sachant pour que le sachant véritable se révèle à lui-même…
Roger DAULIN
Ecol’COACH

25/04/2021
23/04/2021

Le corps en coaching de vie

Eprouver son corps, c’est le recevoir, l’entendre, l’accepter, lui reconnaître sens et valeur. Il suffit d’un minimum d’attention accordé à son corps pour prendre conscience qu’il n’est pas qu’un corps physique.
Ce corps physique est un corps parmi d’autres (corps émotionnel, corps psychique, corps sensoriel, corps énergétique, corps spirituel, etc.) et le tout forme le corps que l’on est et pas seulement le corps que l’on a. Comprendre l’expérience vécue dans l’instant implique une multitude d’interactions entre les différents corps qui nous composent. Ils coopèrent, ensemble indéniablement. Leurs interactions mutualisées prouvent si besoin est, du caractère solidaire, complémentaire et intégratif des corps qui nous constituent. Cette imbrication des corps que nous sommes démontrent le phénomène d’interdépendance et de plasticité en nous et du mouvement permanent de ceux-ci vers une homéostasie sans cesse en ajustement.
Comment alors ignorer ou minimiser l’impact du corps dans un processus de changement ?
L’usage que nous faisons de notre corps, les expériences que nous osons et celles que nous nous empêchons, le parcours de vie jusqu’alors déployé et que nous créons à chaque instant, tout cela exerce sur les corps -ou le corps- que nous sommes, une pression considérable. L’action que nous engageons corporellement seconde après seconde, journée après journée, année après année, a un rôle formateur (dans le sens de formater) mais aussi transformateur. Ce corps-action, ce corps-mémoire, est aussi un corps-potentiel. Et la plasticité reconnue des corps ouvre sur des horizons infinis, influencés en continue par des mouvements modulateurs et régulateurs liés à nos croyances, à notre grille de lecture, à notre capacité à revisiter nos points fixes jusqu’à les rendre plus mobiles en fonction de ce que nous sommes prêts à laisser se lâcher en nous.
Les neurosciences ont démontré la vertu cardinale de la plasticité des corps : déplacements des limites, accroissements des ressources, enrichissements mutuels grâce aux perceptions, renoncements à certains contrats relationnels, réorganisations des priorités, réalignements des valeurs, etc. prouvant ainsi l’existence d’une potentialité permanente aux mouvements, aux changements, aux transformations. Et c’est précisément sur cette malléabilité permanente du corps que l’accompagnement coaching de vie s’appuie pour déployer son dispositif spécifique. Questionner les mécanismes habituels de fonctionnement du corps -ou des corps- et en même temps accompagner les prises de conscience, les phénomènes de régulation interne et externe, révèlent la dynamique même du coaching de vie.
« Quand vous dîtes cela, que ressentez-vous ? Quand vous agissez, que percevez-vous ? Quelles sont les émotions présentes en cette circonstance ? Comment votre corps réagit-il lorsque vous vous trouvez dans cette situation ? Quels liens faîtes-vous entre vos ressentis et vos choix ? etc. » Toutes ces questions ont l’intentionnalité d’éclairer les liens existants, de permettre à la personne coachée de prendre conscience des multiples interactions et interdépendances entre ses différents corps en mouvement.
Le corps est étayé et animé par l’activité qu’il déploie lui-même, dans la forme comme dans le fond. Si rien n’est préfixé, ni prédéterminé et que tout est, par essence, plastique et modulable à souhait et « à besoin », le corps est alors en mesure de se mouvoir, d’élargir ses représentations, de s’impliquer dans de nouvelles ressources, d’anticiper et de participer à des changements jusqu’alors inimaginables.
Toute idée nouvelle, toute action projetée puis incarnée, modifie à la fois l’Être en profondeur, les modes comportementaux du sujet et naturellement le corps dans les mêmes proportions. Où pouvons-nous vivre le changement sinon dans notre corps ? Tout passe par lui, au travers de lui, grâce à lui… Le corps crée ainsi son présent…et son avenir. Il a aussi une vocation à l’universalité. Tout est en lui, sa fixité comme sa mobilité.
Accompagnons-le dans sa globalité, dans toutes ses interactions, ses mouvements, et vers son accomplissement qui n’est rien d’autre que ce bien-être si recherché !
Roger DAULIN
Ecol’COACH

22/04/2021

« J’accompagne ! »

Lors d’une réunion d’information sur le coaching de vie, cette question m’a été posée : « Comment pourriez-vous résumer le coaching de vie ? » Et je répondis « j’accompagne, simplement… » Un long silence se fit. Beaucoup attendait que je développe, j’explique, j’argumente. Par ce « j’accompagne » tout était dit, à mon sens. C’est ce qu’il y a de plus important, réellement. « J’accompagne » est le sens premier du coaching de vie. C’est renouer avec la source originelle. Faut-il se préoccuper c’est-à-dire s’occuper l’esprit, le cœur et le corps de chose et d’autre. L’essentiel n’est-il pas là, dans ce « j’accompagne » ? J’accompagne ici, là et maintenant…
Si le questionnement, la bienveillance, l’effort doivent se déployer, c’est continuellement dans ce « j’accompagne ». Faut-il s’attacher aux résultats de l’action, aux outils utilisés, à la recherche d’une performance ? Si la façon d’être se résume à « j’accompagne » simplement, humblement, sans l’idée d’acquisition et de satisfaction égocentrée, le coach de vie se rapproche de l’épure de sa pratique. La posture originelle de celle-ci passe par ce « être là et accompagner » là où sa légitimité se fonde, sans fard, sans masque, sans atermoiement. Nul besoin de complexifier la démarche, il suffit d’être là, disponible, en présence, relié à l’intentionnalité du processus coaching de vie. Sa nature originelle est contenue dans ce « j’accompagne », comme j’aurai pu dire « je suis là, ici et maintenant ». Avez-vous expérimenté cet accompagnement vrai ? Faut-il avoir toujours moult explications pour quelque chose d’aussi simple que « j’accompagne » ? Je pratique, j’ajuste, j’expérimente à chaque instant le « j’accompagne ». Eprouver le « j’accompagne » dans le calme d’une présence, sans rien qui ne vient l’encombrer.
Je ne tente pas d’atteindre quoi que ce soit. Juste être dans le « j’accompagne » et laisser se dérouler le dispositif relationnel propre au coaching de vie. Je suis heureux de cette pratique minimaliste, de cet exercice constamment renouvelé contenu dans ce seul verbe « j’accompagne ». Il est la seule caractéristique originelle du coaching de vie. Ne pas s’en éloigner, ou pire encore l’oublier. Jamais.
Peu importe les outils, les supports, les concepts. Ils ont leur importance certes, mais ils ne sont pas le coaching de vie ! Ils apportent de la compréhension chez le client, ils servent de levier afin de poursuivre le questionnement, le mouvement intérieur. Certains apprenants, voire même certains professionnels, s’y attachent plus que de raison et s’y perdent. Ils trouvent même que ce qu’ils font au travers de ces supports c’est utile et productif. Ils s’activent et s’affairent à trouver l’outil le plus performant…
Mais en réalité, la démarche juste du coaching de vie, c’est d’être là, sans intention, sans vouloir pour l’autre, à la place de l’autre, se laisser disponible et ouvert afin qu’une posture consciente et de pleine présence émerge. C’est le fondement même de l’exercice profondément humaniste du coaching de vie, qui peut être résumé et épuré par une seule réponse « j’accompagne ».

19/04/2021

La question de la semaine
Empathie ou compassion ?

L’accompagnement coaching de vie relève-t-il davantage de l’empathie ou de la compassion ? A cette question maintes fois posées, une réponse mérite d’être partagée et précisée…
Qu’en est-il de l’empathie pour le coach de vie ? Avoir de l’empathie vis-à-vis d’une personne c’est la capacité à se mettre à sa place, de la comprendre à partir de là où elle s’exprime, de partager au plus près son vécu, d’être en mesure d’éprouver ce qu’elle ressent. Il est question alors de se déplacer au point de se fondre en l’autre.
La posture même de l’accompagnement d’une part, et d’autre part le dispositif relationnel propre au coaching de vie, n’inclinent pas à se prévaloir de cette capacité empathique. Elle apparait contre-productive par rapport au cheminement proposé et peu à même de respecter une alliance relationnelle où chacun grandit à partir d’une altérité questionnée voire recherchée, de son libre-arbitre, de son authenticité, de sa complexité et de sa richesse.
En revanche la compassion est une des vertus cardinales en coaching de vie. Que suppose-t-elle ? En premier lieu, elle propose l’ouverture à autrui, l’accueil inconditionnel, comme un préalable indispensable. S’ouvrir à l’autre tel qu’il est, là où il en est, avec une infinie bienveillance, avec un regard empreint de douceur et dans un rapport de pleine considération vis-à-vis de cet autre. La compassion induit une reconnaissance de la réalité de l’autre telle qu’il la formule, et ce, sans analyse, sans jugement, sans influence, sans emprise. Elle conduit pour le coach de vie à une véritable expérience de l’autre dans une coparticipation à une réalité de l’instant mise en partage, et réciproquement pour la personne coachée.
La compassion favorise une rencontre de l’autre sans l’envahir, sans prendre position dans son espace. Cette ouverture d’Être à Être crée un libre échange distancié et bienveillant. Cette posture profondément humaniste donne l’opportunité d’accompagner la personne coachée en fonction de son histoire telle qu’elle la raconte, en lien avec ses besoins, avec ses aspirations, et d’être là, en présence, avec générosité et responsabilité. L’état de compassion est une attitude non égocentrée, instaurant un partage réel dans le respect des vécus de chacun. Voilà pourquoi l’accompagnement coaching de vie se réfère à cette vertu qu’est la compassion. Et elle est en soi un véritable chemin d’humilité…

16/04/2021

Coachs… ne vous effacez pas !  La posture d’un coach dans une mission d’accompagnement est primordiale… vous l’avez suffisamment entendu pendant votre formation et votre vigilance à ce su…

15/04/2021

L’accompagnement coaching de vie : une réponse à une société en mutation

Une avancée certaine : le coaching de vie n’est plus regardé comme un phénomène de mode ! Il est aujourd’hui une réponse parmi d’autres au service d’une société en mutation rapide. Il met en lumière les demandes, les besoins, les failles d’un tissu social, ses angles morts où s’insinuent une aspiration profonde d’humanisme.
L’accompagnement coaching de vie est un dispositif relationnel, une pratique, un moyen dont la forme et les modalités s’imbriquent on ne peut mieux dans la société actuelle. Il n’est plus marginal. Il ne s’affiche plus à la périphérie d’une société en questionnement. L’accompagnement coaching de vie est aujourd’hui régulièrement sollicité par des hommes et des femmes en recherche d’eux-mêmes et de leur bien-être. Il est un miroir à des habitudes de vie, à des interrogations existentielles, et solidaire à des aspirations d’authenticité, de justesse et de sens. En crises successives d’identité, la société contemporaine fourmille d’hommes et de femmes en quête de se (re)découvrir et de se réaliser.
Mieux-vivre un quotidien devenu éprouvant, trouver enfin à être entendu, reconnu, renouer avec ce qui fait sens pour chacun, s’incarner avec cohérence et s’épanouir dans sa vie, telles sont les questions et les demandes posées au coach de vie, auquel il répond avec un accompagnement ajusté à chaque demandeur.
L’accompagnement coaching de vie est une voie pour libérer l’humain de ses répétitions, de ses zones grises, et surtout pour lui permettre de trouver par lui-même sa « vérité vraie », son attitude juste face à une situation recherchée ou subie, dans un esprit de liberté, de cohérence et de bienveillance.
Roger DAULIN

09/04/2021

ZOOM SUR… le métier de coach de vie
Être soi-même, tout simplement…

Tous les accompagnements coaching de vie ont leur intensité propre, leur rythme, leur spécificité. Ouverte sur l’Être, la relation de sujet à sujet implique un accueil inconditionnel quels que soient la situation présentée, les besoins évoqués, les aspirations exprimées, l’objectif de vie élaboré.
Le coach de vie assure de sa présence la personne coachée. Il est là, centré, ancré, disponible, réceptif et perceptif aux mouvements engagés par le client. Il est là organiquement, avec ses sentiments, ses émotions et ses sensations. Aucune barrière défensive ne l’éloigne du client. Ce qu’il expérimente, car il s’agit d’une expérience différente à chaque coaching de vie, c’est une bienveillante neutralité relationnelle qui n’exclut ni proximité, ni considération pour le client.
Le coach de vie entre pleinement dans une relation de sujet à sujet mais sans idée préconçue sur l’instant qui suit, conscient de participer à l’établissement d’un climat relationnel offrant au client une pleine liberté d’être pour qu’il soit progressivement lui-même.
Pour la personne coachée, l’efficience du dispositif d’accompagnement signifie l’exploration d’éprouvés de plus en plus spécifiques, étranges et inconnus. Cette exploration est rendue possible en partie grâce au fait qu’il soit accueilli, entendu, reconnu, accepté tel qu’il est, sans restriction. Il discerne ainsi, par comparaison et association, ce dont il a pu manquer relationnellement par le passé, ce dont il a caché, dissimulé, parfois même nié parce que dangereux pour lui d’une certaine façon, pour son homéostasie, pour son moi.
Aux côtés du coach de vie, il vit l’expérience d’une relation de proximité sans emprise, d’une confiance inconditionnelle, d’un lien solide et flexible tout à la fois. Il peut ainsi être lui-même sans risque. Il peut vivre ses ressentis dans tous leurs degrés d’intensité. Il expérimente ce que cela fait d’être lui-même. C’est comme cela qu’il change sa façon d’être, qu’il se rapproche de lui-même et qu’il éprouve, teste et constate qu’être lui-même n’est plus à craindre. L’expérience ainsi proposée dépasse tout objectif concret atteint et réussi.
Le client coaché, en miroir, accueille ouvertement et sans jugement, sa propre part de lui-même, de son moi en mouvement en train d’évoluer, de se développer et de se transformer. Telle est la présentation rapide de ce qu’arrive à être un accompagnement coaching de vie proposé avec conscience, humanisme partagé, confiance et présence réciproque.
Est-ce qu’il est possible de dire qu’un objectif de vie atteint résume à lui-seul le succès d’un coaching de vie ? Est-ce que pour beaucoup de personnes coachées s’extrayant de leur coaching avec joie, bonheur et adaptabilité réactualisée, ces états intérieurs constituent le but de leur vie ? A les entendre, je dirai non…
Mais alors, qu’expriment-ils, longtemps après avoir vécu, expérimenté un accompagnement coaching de vie ? Que celui-ci leur a fait prendre conscience que la vie est un processus, un mouvement sans fin. Que l’objectif atteint à la fin de leur coaching de vie n’était pas une destination mais une direction. Qu’une vie est pleine et intense lorsqu’elle est choisie intérieurement avec autonomie, libre-arbitre et quelle que soit son orientation. Qu’une ouverture accrue vis-à-vis d’eux-mêmes et de la vie a du sens plutôt qu’une attitude défensive et défiante. Que l’image qu’il se faisait d’eux-mêmes était réduite, fixe, parfois timorée. Qu’un accès à l’expérience d’eux-mêmes, à ce qui se passe dans leur intériorité est toujours un pas heureux vers une existence pleine, épanouissante car réalisatrice d’un projet grandiose : celui d’être soi-même, tout simplement…
Roger DAULIN

08/04/2021

Rechercher une posture juste ?

« Lorsque je coache, je recherche coûte que coûte ma posture juste ». Combien de fois ai-je entendu cette affirmation ! Cette recherche de la posture juste est animée certes de bonnes intentions. Cependant, elle est l’expression du Moi, de l’égo en quête de vivre quelque chose d’important. La posture juste devient un but en soi et je doute de l’efficacité en la matière, de cette détermination. La posture juste est-elle une question de volonté ? En d’autres termes avons-nous à la rechercher ou à la laisser émerger d’un état intérieur allégé de résolutions de toutes sortes ? Comment accompagner et coacher l’esprit libre si nous sommes dans une recherche de quelque chose ? Le « rien attendre » vaut aussi pour le coach de vie. Être là, être un accompagnant coach de vie suffit… L’expression de l’authenticité de l’Être-coach passe par cette simplicité à être. Vivre et savourer ce qui est, ce qui se déroule, se délie et se lie, s’élabore et s’expérimente.
De fond de mon Être, une évidence s’impose lentement, progressivement. Il n’y a pas à faire et à rechercher quelque chose, y compris la posture juste, mais simplement, humblement, à laisser à chaque instant sa nature et son authenticité s’exprimer en pleine attention et conscience. D’autant plus que la posture juste n’existe pas ! C’est une illusion, un leurre. Et un leurre c’est fait pour leurrer ! Pour détourner l’attention, le regard, pour désorienter. Il n’y a pas à rechercher la posture juste, il y a à laisser l’ajustement de la posture tester chacune et chacun dans ses propres et singuliers alignements corps-cœur et âme. Se laisser pratiquer par le coaching de vie humaniste comme une voie de la profondeur, comme l’opportunité de vivre ce qui peut l’être, précisément de notre Être-existant, de notre Être-vrai.
Notre pratique est une invitation à simplement accompagner et coacher sans rechercher personnellement quoi que ce soit. Le dispositif relatif à l’accompagnement coaching de vie et le cadre référentiel correspondant nous proposent sobrement de coacher avec bienveillance et humanisme. Sans rechercher quoi que ce soit, même si le but déclaré ou sous-jacent est noble : la posture juste. Celle-ci ne se trouve pas au bout du chemin. Elle est déjà là ! Il suffit de la laisser se désencombrer, de s’éclairer et de la laisser advenir le plus librement du monde, en son heure.
Si vous la recherchez, vous aurez des temps d’inquiétudes, de désespérances, d’angoisses, peut-être aussi de culpabilités diverses, un goût d’inachevé et d’imperfection. La beauté du voyage provient précisément de la non-attente, du non vouloir, à laisser être ce qui est, à laisser s’ajuster ce qui peut s’ajuster à cet instant, là et ici, maintenant… La joie, la simplicité d’être, la plénitude sont alors présentes. Se contenter, dans le sens d’être en contentement de ce qui est, de tout ce qui est, sans l’avoir désiré, recherché et voulu !
Nous sommes loin de l’affairement, de la recherche coûte que coûte dont nous supposons manquer alors que le processus d’ajustement en soi est naturellement en cours, à chaque instant. Il suffit de lui laisser de la place, d’épurer notre pratique d’accompagnement et d’être, tout simplement, dans un exercice ordinaire d’une relation d’accompagnement ordinaire, dans un coaching de vie ordinaire, débarrassé en chemin de ce qui est en trop ou pas assez.
Être en accompagnement coaching de vie, c’est tout, Tout et rien d’autre... Se laisser dépouiller de ce qui est en trop et en pas assez, renoncer dans l’instant à tout l’acquis engrangé, accueillir émotions, sensations et pensées sans les retenir. Juste être là… Sans l’idée d’acquérir ou de réaliser quelque chose. C’est la posture du coach de vie, en ajustement permanent. A la disposition de tous…

Adresse

1 Place Du Bourg
Saint-Romain-au-Mont-d'Or
69270

Heures d'ouverture

Lundi 09:00 - 18:00
Mardi 09:00 - 18:00
Mercredi 09:00 - 18:00
Jeudi 09:00 - 18:00
Vendredi 09:00 - 18:00
Samedi 09:00 - 13:00

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