03/04/2026
Et si la base du bien-être était la fermeté ?
Dans chacune des formations autour des compétences psychosociales notamment, visant la dimension de bien-être et de climat scolaire, je suis toujours stupéfaite d'observer le soulagement des enseignants quand on repose au centre l'élément fondamental du bien-être et de la sécurité affective :
la présence d'un cadre ferme et bienveillant !
L'arrivée il y a quelques années des mouvements éducatifs et pédagogiques dits "positifs" ont été interprétés comme "permissifs". Quel raccourci tellement erroné quand on sait que la base de ces approches est cette fermeté bienveillante !
Alors oui, oser rappeler que pour se construire et évoluer dans un espace collectif sécure, la présence d'un cadre ferme est tout sauf de l'autoritarisme. Ne confondons pas autorité et autoritarisme, ne confondons pas flexibilité et permissivité.
Il s'agit simplement de poser avec clarté les limites des actions possibles dans un espace, c'est par ce processus que peut alors se vivre à l'intérieur du cadre une magnifique bienveillance. Par des contours clairs, offrant les repères nécessaires pour se sentir en sécurité.
Je crois fortement que derrière cette fermeté bienveillante se cache de l'amour !
Les comportements inadaptés sont bien souvent des stratégies inconscientes pour sentir et trouver les limites, indispensables au bien-être.
Le face à face avec le "non", avec les frustrations, sont indispensables à la construction de l'individu.
J'ai donc toujours la joie de travailler cette dimension réflexive : Comment faire vivre un cadre ferme et bienveillant avec les élèves ?, Comment incarner ma fermeté bienveillante en tant qu'enseignant ?, Comment "jouer" avec les frustrations ?, Comment être serein avec le "non ?...
Les points d'appuis offerts par les neurosciences, la sociocratie et la communication non violente à ce sujet sont évidents !
Non, tous ces mouvements "positifs" ne visent pas à mettre les élèves sous cloche ! On les prive alors par cette dangereuse permissivité du matériau indispensable à leur développement : les frustrations.
J'ose un brin de familièreté en disant qu'il ne s'agit pas de "gueuler sur"...
N'oublions pas que les limites et le cadre peuvent se poser avec douceur ✨ et que leur absence amène justement souvent à l'agressivité...
Nous allons donc poursuivre sur le terrain ces explorations réflexives...pas de vérité absolue, simplement sentir ce qui peut soutenir la vie d'un collectif !