16/06/2026
Une des deux associations (pourquoi l’une et pas l’autre ?) a enfin daigné répondre à notre lettre ouverte.
Malheureusement, celle-ci nous laisse sur notre faim.
Alors que nous avions posé des questions simples sur l'égalité de traitement des pollutions, les premières lignes de la réponse sont consacrées à attaquer la FDSEA plutôt qu'à répondre sur le fond.
Nous constatons également que cette réponse n'a pas été adressée directement à notre organisation, mais publiée sur les réseaux sociaux.
Pour notre part, nous assumons pleinement notre démarche. Lorsqu'une question mérite d'être posée dans le débat public, nous la posons publiquement.
Le plus surprenant reste que nos interlocuteurs affirment finalement partager notre principe : une pollution reste une pollution, quelle qu'en soit l'origine. C'est précisément ce que nous défendons.
Une différence de traitement cependant persiste, puisque les agriculteurs du Finistère constatent à leurs dépens que cette règle n’est pas toujours appliquée avec la même rigueur pour tout le monde.
Or cette différence n’a pas lieu d’être. Rappelons que nous, agriculteurs, sommes des acteurs essentiels de l’environnement. Par notre présence quotidienne sur le terrain et notre rôle dans la gestion des espaces ruraux, nous contribuons concrètement à la protection de l’environnement et à la préservation de la qualité de l’eau.
C'est pourquoi nous attendons un débat fondé sur les faits, la reconnaissance des efforts engagés et l'équité de traitement entre tous les acteurs, plutôt qu'une succession d'accusations ou de procès d'intention.
Nous continuerons donc à porter cette question. Non pas pour alimenter une polémique, mais parce que les agriculteurs ont droit au même respect, à la même présomption d'innocence et à la même équité que tous les autres acteurs.