Chroniques Grevisse - Usages de la langue française

Chroniques Grevisse - Usages de la langue française Partagez avec nous vos expériences d’enseignants de français.

Les Chroniques Grevisse proposent avec Jean-Christophe Pellat des réflexions sur les usages de la langue française dans tous ses états : littéraires, historiques et contemporains.

[Histoire de l’orthographe] Clément Marot : « Enfans oyez une leçon… »Dans le débat actuel provoqué par le ministre de l...
09/06/2026

[Histoire de l’orthographe] Clément Marot : « Enfans oyez une leçon… »

Dans le débat actuel provoqué par le ministre de l’Éducation nationale demandant le 26 mars de sanctionner strictement l’orthographe et la grammaire au baccalauréat, penchons-nous un peu sur l’histoire de l’accord du participe passé quand il est employé avec le verbe « avoir ». C’est Clément Marot, grand poète français, qui, le premier, a formulé la règle d’accord, dans une épigramme de 1538:
« Enfans, oyez vne Lecon :
Nostre Langue à ceste facon,
Que le terme, qui va deuant,
Voulentiers regist le suiuant.
Les vieilz Exemples ie suiuray
Pour le mieulz : car a dire vray,
La Chancon fut bien ordonnee,
Qui dit, m’Amour vous ay donnée :
Et du Basteau est estonné,
Qui dit, m’Amour vous ay donné.
Voyla la force, que possède
Le Femenin, quand il precede.
Or prouueray par bons Tesmoings,
Que tous Pluriers n’en font pas moins :
Il fault dire en termes parfaictz,
Dieu en ce Monde nous a faictz :
Fault dire en parolles parfaictes,
Dieu en ce monde, les a faictes. […] »
On appréciera l’importance donnée au féminin ! La règle de Marot ne fut guère suivie au XVIe siècle. Mais au siècle suivant, elle fut sanctifiée par Vaugelas dans ses « Remarques » (1647), qui fut alors suivi en bloc par les imprimeurs et les écrivains classiques : « Les lettres que j’ay receües » (Vaugelas)
Dans les siècles suivants, on découvrit que Vaugelas avait ouvert la boîte de Pandore avec l’inflation des règles d’accord particulières (44 en tout), que les grammairiens n’ont pas toujours bien su traiter, par manque d’analyses linguistiques fiables (par exemple du pronom « en »). Heureusement que dans la boîte de Pandore orthographique il reste, une fois tous les maux envolés, l’espoir de règles plus simples, c’est-à-dire moins nombreuses, comme le propose le Conseil scientifique de l’Éducation nationale (CSEN) dans son rapport publié en juin 2024.

[Histoire de la langue] Français / Anglais - Les gallicismes« Après l’invasion normande, le vocabulaire anglais reçoit u...
02/06/2026

[Histoire de la langue] Français / Anglais - Les gallicismes

« Après l’invasion normande, le vocabulaire anglais reçoit un énorme apport français, qui modifie tout l’équilibre du lexique » (A. Rey, « Dictionnaire historique de la langue française »). Après des mots normands et picards, l’anglais emprunte à partir du XIIe siècle des mots du français central, langue du roi. Parallèlement, le français sert d’intermédiaire entre le XIe et le XIIIe siècle pour l’emprunt de mots latins en anglais (« agile », « miracle », « sensible »). Après un sommet au XIVe siècle (« 300 emprunts significatifs »), le rythme des emprunts au français va diminuer jusqu’en 1750, date à laquelle les rapports s’inversent.
Les mots français empruntés appartiennent surtout à la vie sociale et intellectuelle, et notamment à la cuisine et à la nourriture : « custom » (de coutume), « franchise », « marriage», « pay » (payer), « chamber », « bacon », « grape » (de raisin), « mutton », « beef », « menu », « toilette », « foreign » (de forain), « achieve » (de achever)…
Au passage, on rencontre quelques faux amis, de sens différent dans les deux langues : « very» (« très », de « vray »), eager (« désireux de », de « egre », « aigre »)…
Certains mots font l’aller et retour par la Manche et reviennent en France avec une autre forme et un autre sens : « budget », de « bougette », « petit sac de cuir pour le voyage » ; « humour», « de « humeur », au sens premier de « disposition à la gaieté » ; « tennis », qui désignait à l’origine le jeu de paume et qui semble emprunté au français « tenez », impératif de « tenir »; « toast », au sens de « pain grillé », de l’ancien français « tostee » (n. fém.), de « toster », «griller, rôtir »… Ces « faux amis » n’empêchent pas l’entente cordiale entre nos langues.

[Norme et usage] Les poules du couvent couvent ...Les homonymes sont des mots différents, qui, le plus souvent, se prono...
26/05/2026

[Norme et usage] Les poules du couvent couvent ...

Les homonymes sont des mots différents, qui, le plus souvent, se prononcent de la même façon (homophones) et s’écrivent différemment : il en va ainsi pour « conte, comte et compte» ou « foi, foie et fois ». On rencontre, moins souvent, des homonymes qui se prononcent et même s’écrivent de la même façon, comme les verbes « louer » ou « voler ».
Mais on rencontre l’inverse, des mots différents qui s’écrivent de la même façon (homographes), mais se prononcent différemment, comme « couvent » (l’exemple a de l’ancienneté). Ou bien, « c’est un homme fier, mais il ne faut pas s’y fier ». Citons encore «parent » (nom) et « parent » (verbe, 3e personne du pluriel) ou « rations » (nom) et « rations» (verbe « rater », 1re personne du pluriel). Ces termes se différencient généralement par leur classe grammaticale (nom/ verbe ou adjectif/verbe) et le contexte aide à les distinguer. Mais on peut hésiter dans certains cas, comme « les fils du tailleur sont mal assortis » : s’agit-il de ses enfants ou des brins de matière textile que le tailleur utilise ? Comment prononcer juste ?
Mais au fond, ce ne sont pas ces termes homographes qui causent le plus de problèmes. Ce sont les homophones grammaticaux (« a/à, on/ont, son/sont, » ...) qui font difficulté, même pour les adultes. N’en inventons pas trop quand même : « c’est, ces, ses, sait, sais » ou « sans, cent, sang, s’en », car plus on en présente aux élèves, plus ils sont perdus : « mais, maie, mes, met, mets. » « Mai, mai, mai, Paris, mai ! (Cl. Nougaro)

Découvrez les nouveaux Cahiers d'exercices Grevisse ! Dans la lignée des Cahiers Grevisse du collège et de lycée, les éd...
22/05/2026

Découvrez les nouveaux Cahiers d'exercices Grevisse !

Dans la lignée des Cahiers Grevisse du collège et de lycée, les éditions Magnard viennent de publier des cahiers d’exercices pour quatre classes du primaire : CE1, CE2, CM1, CM2.
Chaque cahier propose de 170 (CE1) à plus de 200 exercices. Ces exercices sont répartis, de 44 (CE1) à 68 fiches (CM2), dans les quatre domaines du français :

- grammaire,
- orthographe,
- conjugaison,
- vocabulaire.

Chaque fiche (une page) commence par un bref mémo visuel de la notion étudiée, suivi d’exercices de repérage, d’entrainement et d’écriture.
Un bilan est placé à la fin de chaque bloc de notions, avec des tests de contrôle, des exercices de révision, des activités d’écriture et des jeux de langue (défis).
Les pages de couverture présentent les quatre manipulations grammaticales utiles (DRAS) et un résumé visuel des notions grammaticales essentielles pour chaque classe.

Ces quatre cahiers d’exercices aux thématiques variées (histoire, géographie, littérature…) ont été rédigés dans un souci de simplicité visuelle. Et la dimension ludique qui clôt les bilans montre que la grammaire est aussi un jeu avec la langue.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site de Magnard : https://www.magnard.fr/collection/grevisse

[Orthographe] À la vôtre !L’accent circonflexe peut jouer un rôle distinctif, notamment pour opposer les homophones. Les...
19/05/2026

[Orthographe] À la vôtre !

L’accent circonflexe peut jouer un rôle distinctif, notamment pour opposer les homophones. Les Rectifications de 1990 proposent qu’il ne soit pas obligatoire sur « u » et sur « i », sauf dans certains cas (ex. pour distinguer « mur » et mûr »). Mais il reste obligatoire sur « o » et « a ». Entre « notre » et « nôtre », « votre » et « vôtre », il indique une distinction grammaticale, marquée par une différence de prononciation de « o » (ouvert sans accent vs fermé avec l’accent circonflexe) : « Ce n'est ni votre faute, ni la nôtre » (R. Rolland)
Sans accent, « notre » est un déterminant possessif qui indique la 1re personne du pluriel, et « votre » la 2e. En tant que déterminant, aussi bien masculin que féminin, il peut être remplacé par un article et il est suivi d’un nom (parfois d’un adjectif) : « notre/la (nouvelle) maison ».
« Je vous ai vu plusieurs fois assistant à notre partie de bridge ». (Simenon)
En revanche, « nôtre » et « vôtre » (on écrivait autrefois « nostre » et « vostre »), pourvus d’un accent circonflexe, forment, avec l’article défini (« le, la, les ») qui les précède et varie en genre et en nombre, un pronom possessif qui remplace un groupe nominal contenant lui-même un déterminant possessif : « Vous me dites que vous faites passer ces documents par l'ambassade. Quelle ambassade? La nôtre ou la vôtre? » (Tocqueville)
On rencontre aussi un ancien emploi de « nôtre » sans article, comme adjectif qualificatif, en fonction d’épithète ou d’attribut :
« Nous croirons finalement avoir choisi une opinion toute nôtre. » (Valéry)
« Cette image que la lecture du poème nous offre, la voici qui devient vraiment nôtre. » (Bachelard)
À chacun son accent, en y mettant du sien.

[Histoire des mots] Le mot "épicène" : un costume unisexeL’adjectif spécialisé « épicène » est mis en valeur par le roma...
12/05/2026

[Histoire des mots] Le mot "épicène" : un costume unisexe

L’adjectif spécialisé « épicène » est mis en valeur par le roman d’Amélie Nothomb, « Les prénoms épicènes » (Albin Michel), paru en 2018.
Dans le roman d'Amélie Nothomb "Les prénoms épicènes", un homme et une femme, Claude et Dominique, se rencontrent et se marient. Ils ont une fille qu’ils appellent Epicène, prénom peu commun et considéré par Claude comme « le prénom le plus épicène du monde ».
En effet, « Epicène » est un terme de grammaire, emprunté (1464) au latin classique « epicoenus », lui-même emprunté au grec « epikoinos », signifiant « possédé en commun ». En français, « épicène » qualifie le nom d’un être animé « qui désigne aussi bien le mâle que la femelle d'une espèce » (Robert : (ex. : souris), ou, d’un point de vue morphologique, il qualifie un substantif ou un adjectif « qui a la même forme au masculin et au féminin » (TLFi), comme « Claude, Dominique, artiste, agréable, triste ». L’anglais « epicoene » a la même origine savante.
Amélie Nothomb, dans son roman, fait référence à Ben Jonson « Epicoene or The silent Woman » (1609), une comédie un peu leste où Epicoene se révèle être, à la fin, un garçon tr****ti en femme… Belle illustration du sens d’épicène ! Mais « Les prénoms épicènes » tourne plutôt à la tragédie, provoquée par la recherche d’une vengeance sordide.
« La personne qui aime est toujours la plus forte », dit Epicène, mais la haine constitue un moteur puissant. Dans un style clair et précis, Amélie Nothomb déroule une sorte de conte moderne, où les dialogues occupent une place centrale, donnant à ce roman une forte dimension théâtrale. Un livre épicène en somme ?

[Énigme] Tropes et figures.Quel est le personnage de Molière qui est une figure de rhétorique ?– Réponse. C’est Alceste,...
05/05/2026

[Énigme] Tropes et figures.

Quel est le personnage de Molière qui est une figure de rhétorique ?
– Réponse. C’est Alceste, parce qu’il est misanthrope (mis en tropes).
Cette devinette à base de calembour était bien connue des élèves de la classe de Rhétorique, devenue la Première en 1902. Car la rhétorique a été longtemps au cœur de l’enseignement des lettres au lycée. Pour le baccalauréat, avant le triomphe de la dissertation, les élèves devaient rédiger un discours enrichi de fleurs de rhétorique. Ils travaillaient assidument les figures et les tropes.
Parmi une centaine de figures de style, les tropes (nom masculin qui remonte au grec «tropos», « tour, manière ») sont des « figures de mots dans un sens détourné du sens propre » (P. Fontanier). Ainsi, quand Doña Sol dit à Hernani : « Vous êtes mon lion superbe et généreux », le mot « lion » est détourné de son sens propre pour désigner un homme.
Les deux tropes majeurs, « en un seul mot », sont la métaphore et la métonymie, la première « par ressemblance » (le lion de D. Sol), la seconde « par correspondance » (le trône, le sceptre ou la couronne pour le pouvoir royal). On leur adjoignait traditionnellement un troisième trope, la synecdoque, « trope par connexion », notamment de la partie pour le tout, comme la voile pour désigner un bateau (les « trente voiles » du « Cid »). Mais l’hétérogénéité des synecdoques a abouti à l’éclatement de ce trope, absorbé par la métonymie. P. Fontanier ajoute d’autres tropes « en plusieurs mots », comme l’hyperbole, la litote, ... et au-delà des tropes, on entre dans le monde des figures de discours.
Tous ces tropes et figures ne sont pas réservés aux discours rhétoriques. Ils vivent aussi dans la langue quotidienne. Ainsi, par euphémisme, un professeur peut employer une litote, assortie d’une hyperbole : « C’est une classe un peu bruyante [= je me suis fait poser des sonotones le mois dernier car il m’ont défoncé le tympan] mais ils sont sympathiques » (exemple de Mathilde Levesque, « Figures stylées », FIRST Editions).

[Histoire d’expression] Êtes-vous dans votre assiette ?Tout le monde comprend l’expression « ne pas être, ne pas se sent...
28/04/2026

[Histoire d’expression] Êtes-vous dans votre assiette ?

Tout le monde comprend l’expression « ne pas être, ne pas se sentir dans son assiette », surtout employée à la forme négative, qui signifie « ne pas être dans son état normal, habituel, physiquement ou moralement ». Non, on n’est pas dans une pièce de vaisselle, si grande serait-elle.
Le nom « assiette » vient du latin « assedita » (1260), participe passé du verbe « adsedere », qui est à l’origine du verbe « asseoir ». Sans parler du sens spécialisé indiquant la répartition de l’impôt, « assiette » a eu, à l’origine, le sens de « position » (voir « assise »). L’assiette désigne, pour les humains, la manière d’être assis et, en particulier, la position du cavalier sur son cheval (1580), essentielle pour rester maître de l’animal en toute circonstance. Le mot a aussi le sens figuré de « disposition, état d’esprit », qui explique celui de notre expression.
Le sens usuel de pièce de vaisselle vient d’un autre chemin métaphorique : ‘assiette’ a eu la valeur de ‘situation d’un convive à table’ (1393), à peu près contemporaine de celle de ‘plat servi au cours d’un repas’ (1378) (« Dictionnaire historique de la langue française »). Ces deux valeurs se sont rejointes pour désigner le service que les convives avaient devant eux (17e-18e s.), la pièce de vaisselle plate, généralement ronde, en métal, en porcelaine ou en faïence.
Les deux sens coexistèrent un certain temps. Cela pouvait « produire des effets cocasses » (Cl. Duneton) : Massillon, prédicateur du 18e siècle, rend ainsi hommage à la sérénité d’un disparu: « Jamais un de ces moments de vivacité qui ait pu marquer que sa grande âme était sortie de son assiette ». On pouvait en faire tout un plat, avant que la vaisselle ne triomphe.

[Vocabulaire] Un air de familleLes programmes officiels de vocabulaire demandent d’étudier en classe les « familles de m...
21/04/2026

[Vocabulaire] Un air de famille

Les programmes officiels de vocabulaire demandent d’étudier en classe les « familles de mots ». Selon, la terminologie grammaticale 2020, « une famille de mots est un ensemble de mots ayant en commun un même radical ». Oui mais, les mots « peuple » et « population », qui ont deux radicaux différents (« peupl- et « popul- »), font-ils partie de deux familles différentes, malgré un sens commun ? On pourrait définir en fait plusieurs tailles de familles ou de familiarité. Ainsi, les mots d’une famille au sens strict doivent avoir le même radical et partager le même sens.
Suivons la voie de l’eau et ses avatars : au sens strict, on peut regrouper les mots « aquatique, aqueduc, aqueux, aquiculture, aquifère », etc. qui partagent le radical latin « aqua ».
Et au sens large, avec des radicaux différents mais le même sens, on peut ajouter deux sortes de membres de la famille aquatique :
- le nom « eau » lui-même, issu du latin « aqua », devenu « egua », puis « ewe » et « eaue », et le nom « évier », dérivé du latin « aquarium » ;
- la série des noms scientifiques formés sur le grec « hydro » : « hydravion, hydrater, hydraulique, hydrogène, hydromètre, hydrophile, hydrothérapie », …
Et on peut ajouter les toponymes, issus généralement du latin « aqua », qui ne sont pas toujours perçus comme membres de la famille : « Aix, Aigues-Mortes », …
En tout cas, pour ne pas rester en eau trouble, il est bon de remonter aux sources du vocabulaire pour comprendre ces relations familiales : une série populaire issue du latin qui a évolué en français (« eau, évier »), et deux séries d’emprunts savants au latin « aqua » et au grec « hydro ».

[Histoire des mots] - ETC.La locution « etc. » pose divers problèmes à l’oral et à l’écrit.Cette abréviation d’une locut...
14/04/2026

[Histoire des mots] - ETC.

La locution « etc. » pose divers problèmes à l’oral et à l’écrit.
Cette abréviation d’une locution latine est transparente : « et » est suivi de « cetera » ou «caetera », neutre pluriel qui signifie « toutes les autres choses » (La phrase latine complète est « et cetera desunt » = « et d’autres choses manquent »). La graphie recommandée est « et cetera », mais on rencontre aussi « et cætera » ou « et coetera ». On entend aussi diverses prononciations : « etsetera », « excetera », « egcetera », etc. L’Académie recommande «étsétéra ».
« Et cœtera, et cœtera. Mallarmé n’aimait pas cette locution, – ce geste qui élimine l’infini inutile. Il la proscrivait. Moi qui la goûtais, je m’étonnais » (P. Valéry). « “Et cetera” s’emploie pour indiquer qu’une énumération ou une phrase quelconque sont incomplètes » («Bon usage »). « Les tours de l’échelle, de la perche, de la boule, des tonneaux, etc., furent exécutés avec une précision remarquable » (J. Verne) (on remarque la virgule après « etc. »). Pour la ponctuation, les points de suspension sont inutiles après « etc. », car ils répètent l’indication que l’énumération est incomplète, déjà donnée par « etc. » Et comme « etc. » a un sens neutre, on ne devrait pas l’employer pour désigner des personnes. Mais l’usage se le permet souvent.

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