02/07/2026
😈Non, les recruteurs n’ont pas le pouvoir que vous croyez !
Je vais vous dire quelque chose sur mon métier qui va peut-être clarifier beaucoup de frustrations côté candidats.
Il y a une idée très répandue selon laquelle les recruteurs auraient un super pouvoir, et que ce sont eux qui décideraient, in fine, qui est embauché et qui ne l’est pas.
Cette croyance est massive, et elle explique en grande partie pourquoi les candidats projettent tant sur nous, en positif comme en négatif. Alors je voudrais poser les choses simplement, parce que je pense que cette clarification peut soulager beaucoup de gens.
Un recruteur, qu’il soit interne à une entreprise, en cabinet externe ou en indépendant comme moi, a toujours un client à servir. Ce client, ce n’est jamais le candidat. C’est le métier qui recrute. C’est la direction marketing qui a besoin d’un chargé de marketing. C’est la direction commerciale qui cherche son commercial. C’est le dirigeant d’une PME qui veut structurer son équipe. Ce sont eux qui définissent le cahier des charges, qui posent les critères, et surtout, qui prennent la décision finale.
Le recruteur, dans cette équation, est un intermédiaire. Il qualifie le besoin, il source, il présélectionne, il présente une shortlist. Mais il ne décide pas.
Alors bien sûr, il y a des nuances. Il y a des recruteurs qui sont purement preneurs de commande, qui appliquent le brief à la lettre, sans jamais interroger la pertinence des critères. Et il y a des recruteurs qui, comme moi, essaient d’apporter du recul, de proposer parfois des profils légèrement différents, d’ouvrir la conversation avec le métier sur l’écart entre le besoin exprimé et le besoin réel. Cet écart est souvent plus grand qu’on ne le pense.
Mais même quand je fais ce travail, si mon client a une idée précise en tête, il n’y dérogera pas. Ma marge de manœuvre existe, mais elle a des limites claires.