16/08/2026
Après quinze jours de vacances en famille, Stéphane, chirurgien vétérinaire, reconnaît avoir ressenti un profond soulagement en retrouvant lundi matin sa clinique et son bloc opératoire.
« Ici, quand on me dit qu’il y a une fracture compliquée, je sais à peu près quoi faire. En vacances, quand on me dit “prends-moi comme ça mais en mieux”, je n’ai aucune idée de ce qu’on attend de moi. »
Le chirurgien assure pourtant avoir essayé de progresser. Photos de face, de profil, en contre-plongée, avec la mer, sans la mer, en marchant, « comme si je ne savais pas que tu me prenais »… rien n’y a fait.
« Le pire, c’est “fais-en plusieurs, je choisirai après”. Parce que tu comprends assez vite que 60, ce n’était pas plusieurs. »
Au bout de quelques jours, Stéphane reconnaît même s’être interrogé sur les raisons d’une telle production.
« Je me suis demandé si ma femme n’était pas devenue influenceuse sans me le dire. J’ai vérifié, elle n’est pas rémunérée. Je n’ai donc toujours pas d’explication. »
Son changement d’humeur n’est pas passé inaperçu auprès de l’équipe.
« Il est arrivé avec le sourire un lundi matin. En huit ans, je n’avais jamais vu ça », raconte une ASV.
Stéphane assure aujourd’hui avoir retrouvé confiance en lui.
« Ce matin, j’ai opéré une fracture. À aucun moment quelqu’un ne m’a demandé de recommencer parce qu’on voyait trop son ventre. C’est reposant. »
Il refuse cependant de parler des prochaines vacances de Noël.
« Il va falloir gérer ma femme, les enfants, le sapin et les cadeaux sur la même photo. Pour l’instant, je préfère me concentrer sur les chirurgies. »