08/09/2026
𝐌𝐚𝐧𝐪𝐮𝐨𝐧𝐬-𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐮𝐫𝐚𝐠𝐞 𝐨𝐮 𝐚𝐯𝐨𝐧𝐬-𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐩𝐞𝐫𝐝𝐮 𝐥𝐞 𝐠𝐨𝐮̂𝐭 𝐝𝐞 𝐥’𝐞𝐟𝐟𝐨𝐫𝐭 𝐧𝐞́𝐜𝐞𝐬𝐬𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥’𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫 ?
Le courage n’est pas inné.
Il n’est pas non plus l’absence de peur.
Le courage, c’est ce que nous sommes capables de faire alors même que nous avons peur.
Et de la peur émergent quatre grandes stratégies d’adaptation, quatre réponses instinctives :
Fight / le combat
Flight / la fuite
Freeze / l’immobilisation
Fawn / la soumission
Des peurs et des réponses qui se sont parfois installées avec le temps, dans un silence inconscient, parfois pernicieux, jusqu’à conditionner notre capacité à oser les dépasser.
À conditionner, finalement, notre capacité à être courageux.
Parce qu’il y a ce à quoi nous sommes confrontés à l’extérieur — ce à quoi nous aspirons — et ce que cela vient confronter à l’intérieur.
Il y a ce à quoi nous avons été préparés, les moyens dont nous disposons et la conscience que nous en avons.
Il faut probablement moins de courage à un militaire surentraîné pour naviguer dans une zone de conflit armé qu’il ne lui en faudra pour faire face à ses conflits intérieurs.
Comme il faut sans doute moins de courage à une personne ayant emprunté le chemin de la résilience pour faire face à certains de ses conflits intérieurs que ce qu’il lui en faudrait pour entrer dans un conflit armé.
Et en ce sens, ce n’est que du bon sens.
Nous n’avons ni les mêmes peurs, ni les mêmes ressources pour y faire face selon les enjeux.
Mais reconnaître nos limites ne signifie pas nécessairement nous y arrêter.
Parce que dès lors que nous faisons l’effort de reconnaître ce qui nous empêche d’aller vers ce à quoi nous aspirons, nous pouvons aussi identifier ce qu’il nous manque pour y parvenir.
Une compétence à acquérir.
Une ressource à développer.
Une peur à traverser.
Une croyance à interroger.
Une stratégie de protection devenue inutile à dépasser.
Peut-être est-ce là que le goût de l’effort rencontre réellement le courage.
Dans l’effort nécessaire pour regarder ce qui nous empêche, plutôt que de considérer cet empêchement comme une limite définitive.
Mais comprendre ce qui nous empêche ne nous permettra jamais de tout anticiper.
Nous pouvons reconnaître nos peurs, développer nos ressources, acquérir des compétences, mesurer les risques et nous préparer autant que possible.
Il restera toujours une part que nous ne maîtrisons pas.
Ce que notre décision produira.
Ce que nous rencontrerons en chemin.
Ce que nous gagnerons ou perdrons.
Ce qui adviendra une fois le pas franchi.
Et peut-être que le courage commence aussi précisément là : lorsque nous avons fait l’effort de discerner ce qui pouvait l’être et qu’il nous faut malgré tout accepter d’avancer sans savoir.
Parce qu’il ne s’agit pas de croire que « quand on veut, on peut ».
Il s’agit de comprendre que lorsque nous savons ce qui nous empêche, nous pouvons commencer à chercher ce dont nous avons besoin pour le traverser.
Et qu’une fois ce travail fait, il reste encore à oser.
Non pas parce que nous savons ce qui adviendra.
Mais parce que ce à quoi nous aspirons mérite parfois que nous acceptions de ne pas tout savoir.
Alors peut-être ne manquons-nous pas tant de courage.
𝐏𝐞𝐮𝐭-𝐞̂𝐭𝐫𝐞 𝐚𝐯𝐨𝐧𝐬-𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐟𝐨𝐢𝐬 𝐩𝐞𝐫𝐝𝐮 𝐥𝐞 𝐠𝐨𝐮̂𝐭 𝐝𝐞 𝐥’𝐞𝐟𝐟𝐨𝐫𝐭 𝐧𝐞́𝐜𝐞𝐬𝐬𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞́𝐜𝐨𝐮𝐯𝐫𝐢𝐫 𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐞𝐦𝐩𝐞̂𝐜𝐡𝐞 𝐝’𝐞𝐧 𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫 — 𝐞𝐭 𝐜𝐞𝐥𝐮𝐢 𝐝’𝐚𝐜𝐜𝐞𝐩𝐭𝐞𝐫 𝐪𝐮’𝐚𝐩𝐫𝐞̀𝐬 𝐭𝐨𝐮𝐬 𝐧𝐨𝐬 𝐞𝐟𝐟𝐨𝐫𝐭𝐬, 𝐢𝐥 𝐫𝐞𝐬𝐭𝐞𝐫𝐚 𝐭𝐨𝐮𝐣𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐩𝐚𝐫𝐭 𝐝’𝐢𝐧𝐜𝐨𝐧𝐧𝐮 𝐚̀ 𝐥𝐚𝐪𝐮𝐞𝐥𝐥𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐬𝐞𝐧𝐭𝐢𝐫.
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