09/05/2020
70% DES CADRES SOUHAITENT POURSUIVRE LE TÉLÉTRAVAIL APRÈS LE CONFINEMENT
Enquête IFOP / SECUREX (étude du 21 au 26 avril 2020 sur un échantillon de 1.000 cadres en activité)
Décryptage par COWORK 77 (téléchargement des résultats de l'enquête au format PDF sur https://Cowork77.com/docs/Enquete_Ifop-Securex_117309.pdf) :
• Avant le confinement rendu obligatoire face à la crise sanitaire, 20% des cadres pratiquaient le télétravail de façon contractualisée, alors que 41% le pratiquaient de façon non contractualisée (14% régulièrement, et 27% occasionnellement).
• 39% des sondés indiquent n’avoir jamais pratiqué le télétravail avant l’annonce du confinement. Cette proportion atteint les 48% chez les femmes.
• Depuis le début du confinement, 79% des sondés sont en télétravail au moins un jour par semaine dont plus de la moitié (53%) 5 jours par semaine ou plus. Ce chiffre atteint les 62% pour ceux résidant en région parisienne.
• 11% des cadres interrogés sont le plus souvent au chômage partiel. Cette proportion atteint :
- Les 15% pour les moins de 35 ans et les 14% pour ceux ayant deux enfants
- Les 15% pour les cadres d’entreprises (ex : administratifs et commerciaux) contre les 1% pour les cadres de la fonction publique,
- Les 24 % pour ceux occupant des fonctions dans la vente.
• Après le confinement, une très forte proportion de cadres (en télétravail depuis de début de la période) aspire à ce que cette organisation du travail dictée par la crise sanitaire se prolonge et ne soit pas passagère. Parmi les personnes qui sont en télétravail depuis le début du confinement (soit 85% de l’échantillon), 70% souhaitent en effet poursuivre le télétravail. Cette proportion atteint les 80% chez les cadres qui ont au moins 3 enfants, les 76% pour ceux habitant en région parisienne.
• Sur ceux qui n’étaient pas en télétravail avant le confinement, 48% souhaitent poursuivre la pratique après le confinement. Au-delà de leur propre situation, près d’un tiers des cadres (32%) exerçant des fonctions d’encadrement affirment avoir déjà reçu au moins une demande de leur équipe portant sur la possibilité de faire davantage de télétravail après le confinement. Signe supplémentaire d’une conviction à l’égard du télétravail et d‘une relation de confiance avec leur équipe, 79% des encadrants concernés par ce type de demande déclarent être prêts à l’accepter sur le principe, sous réserve de pouvoir l’organiser au mieux pour l’entreprise (dont 29% « certainement »).
• Pour 87% des sondés, les mesures prises par leur employeur concernant l’organisation du travail pendant cette crise sanitaire sont justes pour les salariés. Les employeurs ont ainsi su répondre aux attentes des cadres : adaptation rapide au télétravail, aménagement des horaires, démarches administratives facilitées notamment pour les gardes d’enfants, mise en oeuvre du chômage partiel…
• Parmi les personnes qui sont en télétravail depuis le début du confinement (soit 85% de l’échantillon), 48% pensent que cette pratique a eu un impact positif sur les conditions de travail, alors que pour 43%, le télétravail a eu un impact positif sur l’efficacité du travail.
• Cependant, 41% annoncent que le télétravail a eu un impact plutôt négatif sur les relations professionnelles (collègues, hiérarchie, clients, fournisseurs…).
• Après la fin du confinement, 52% des cadres pensent qu’il faudra se préoccuper tout particulièrement du bien-être des salariés pour leur permettre d’être le plus efficace possible après plusieurs semaines de confinement. A l’opposé, 39% affirment qu’il faudra travailler plus pour permettre à l’activité économique de repartir et éviter d’augmenter les licenciements.
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