26/10/2026
L𝐚 𝐒𝐁𝐎 (𝐒𝐤𝐢𝐥𝐥𝐬-𝐁𝐚𝐬𝐞𝐝 𝐎𝐫𝐠𝐚𝐧𝐢𝐳𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧), c’est la nouvelle « mode » en ?
Une révolution douce où l’on travaillerait sur "des savoir-faire mobilisables, transférables et activables selon les besoins". Tout l’enjeu de ce modèle est de "faire des compétences le socle des décisions RH, de la formation au recrutement, en passant par la mobilité et la gestion des carrières".
Pour la 𝐠𝐞𝐬𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐚𝐫𝐫𝐢𝐞̀𝐫𝐞𝐬 𝐞𝐧 𝐢𝐧𝐭𝐞𝐫𝐧𝐞, même s'il y a un sacré travail de mise en place et de capacité à embarquer direction, managers et équipes, cela me paraît une perspective plutôt intéressante.
🫤 En revanche, recruter des candidats externes, sans tenir compte des diplômes obtenus, sans des fiches de postes structurées ou faire attention aux détails des expériences / hard skills acquises mais en se focalisant uniquement sur des compétences, appétences, voire traits de personnalité, me semble beaucoup plus ...problématique.
L’idée est séduisante car elle met l’humain et le potentiel au centre du . Sur le terrain et d'un point de vue recruteur, je vois 𝐝𝐞𝐮𝐱 𝐫𝐢𝐬𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐦𝐚𝐣𝐞𝐮𝐫𝐬 :
❌ D’abord, 𝐥’𝐨𝐮𝐛𝐥𝐢 𝐝𝐞𝐬 𝐬𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐛𝐚𝐬𝐞 : À force de vouloir évaluer la personne dans sa globalité, on risque d’oublier l’essentiel : les savoir-faire techniques. Quand je recrute un financier, je ne veux pas seulement savoir comment il a géré la trésorerie de son club de foot. Je souhaite des faits tangibles, vérifiables. Par exemple : comment a-t-il monté une comptabilité analytique dans une industrie ?
❌ Le deuxième effet collatéral qui m’inquiète, c’est ce que j'appellerais 𝐥'𝐞𝐟𝐟𝐞𝐭 𝒃𝒊𝒈 𝒃𝒓𝒐𝒕𝒉𝒆𝒓. Pour faire vivre ce modèle, il faut tout tracer, y compris les comportements, les appétences aussi diverses soient-elles, voire des éléments extra-professionnels, le style de vie... Il va falloir mettre tout cela dans des bases de données toujours plus précises.
🤔 Où s’arrête l’évaluation professionnelle et où commence la surveillance intrusive ?
De plus, pour les petites structures / : comment mettre en place des systèmes d'évaluation aussi pointus et objectifs ? Cela demande des processus coûteux, des professionnels formés à l'entretien et un temps considérable.
𝐏𝐚𝐫𝐟𝐨𝐢𝐬, 𝐬𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐩𝐫𝐞́𝐜𝐢𝐬𝐞́𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐪𝐮𝐞𝐥𝐬 𝐬𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫𝐬 𝐨𝐧 𝐚𝐭𝐭𝐞𝐧𝐝 𝐝’𝐮𝐧 𝐩𝐨𝐬𝐭𝐞 𝐞𝐭 𝐞́𝐯𝐚𝐥𝐮𝐞𝐫 𝐝𝐞𝐬 𝐟𝐚𝐢𝐭𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐫𝐞𝐭𝐬 𝐫𝐞𝐬𝐭𝐞𝐧𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐛𝐚𝐬𝐞𝐬 𝐝'𝐮𝐧𝐞 𝐦𝐞́𝐭𝐡𝐨𝐝𝐞 𝐞𝐟𝐟𝐢𝐜𝐚𝐜𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐫𝐞𝐜𝐫𝐮𝐭𝐞𝐫. Et je dis bien : une base ; mais sans la base, ça se complique. Ou en tout cas, on prend plus de risque.
𝐂𝐞𝐬 𝐦𝐞́𝐭𝐡𝐨𝐝𝐞𝐬 𝐦𝐞́𝐫𝐢𝐭𝐞𝐧𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐫𝐞́𝐟𝐥𝐞𝐱𝐢𝐨𝐧 𝐩𝐫𝐨𝐟𝐨𝐧𝐝𝐞 𝐞𝐭 𝐮𝐧 𝐚𝐥𝐢𝐠𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐭𝐨𝐭𝐚𝐥 𝐚𝐯𝐞𝐜 𝐥𝐚 𝐜𝐮𝐥𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐞𝐭 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐥'𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞𝐩𝐫𝐢𝐬𝐞.
❓Qu'en pensez-vous, vous avez 2 heures : jusqu'où peut-on aller dans l'évaluation sans basculer dans la surveillance ? 😉