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22/09/2025
       ́ral    L'Économie Sociale et Solidaire (ESS) en Côte d'Ivoire : Entre Complémentarité et Défi.Introduction La Cô...
18/09/2025

́ral

L'Économie Sociale et Solidaire (ESS) en Côte d'Ivoire : Entre Complémentarité et Défi.

Introduction
La Côte d'Ivoire, avec son modèle économique libéral tourné vers l'agro-industrie, les mines, les services et une croissance forte, fait face à des défis persistants de pauvreté, d'inégalités sociales et de chômage, notamment des jeunes.
L'émergence de l'Économie Sociale et Solidaire (EES) dans ce contexte répond à un enjeu crucial : concaténer la recherche de performance économique avec l'utilité sociale et la solidarité nationale.
Le rapport entre l’EES et le libéralisme en vigueur n'est pas une opposition mais une complémentarité nécessaire. L'ESS ne cherche pas à remplacer l'économie de marché mais à en corriger les excès (exclusion, inégalités) et à en combler les lacunes (défaut d'accès aux services de base dans certaines zones, chômage). Elle propose un modèle hybride où la rentabilité est un moyen, et non une fin en soi, la finalité étant le bien-être collectif et le développement local durable.

1. Origines de l'ESS
Les racines de l'ESS sont universelles et trouvent un écho dans les traditions ivoiriennes :
• Origines universelles : Née en Europe au XIXe siècle en réaction à la Révolution industrielle (coopératives, mutuelles), l'ESS s'est développée comme une alternative économique centrée sur l'individu.
• Traditions africaines et ivoiriennes : Le concept est loin d'être étranger. Les pratiques ancestrales comme le "tontine" (système d'épargne et de crédit rotatif), les GVC et "djourou" (entraide villageoise et rotatif pour les travaux agricoles) et la gestion communautaire des biens incarnent les valeurs de solidarité et de propriété collective qui fondent l'ESS.

2. Caractéristiques de l'ESS
L'ESS se distingue par des principes fondamentaux :
• Primauté de la personne et de l'objet social sur le capital : La rentabilité est au service du projet, et non l'inverse.
• Gouvernance démocratique : "Une personne = une voix", et non "une action = une voix". Les décisions sont prises collectivement par les membres.
• Lucrativité limitée : Les bénéfices sont majoritairement réinvestis pour consolider la structure et servir son projet social. Les rémunérations du capital sont encadrées.
• Utilité collective et ancrage territorial : Les activités répondent aux besoins d'un territoire et de sa communauté.
• Mixité des ressources : Combinaison de ressources propres (chiffre d'affaires), de subventions publiques et de financement solidaire.

3. Acteurs de l'ESS
L'écosystème ivoirien de l'ESS est en construction et comprend :
• Les Coopératives : Très présentes dans l'agriculture (cacao, café, anacarde) pour mutualiser les coûts, acheter des intrants et vendre les productions.
• Les Mutuelles de Santé : Pour offrir un accès aux soins à bas coût (ex.: mutuelles communautaires).
• Les Associations à vocation économique : Elles mènent des activités génératrices de revenus pour financer leur mission sociale (insertion, formation, environnement).
• Les Entreprises Sociales : Structures hybrides qui développent un modèle économique viable pour résoudre un problème social (ex.: transformation de déchets, énergie solaire).
• Les Institutions de Finance Solidaires : Coopératives d'épargne et de crédit (COOPEC) et établissements de microfinance.
• L'État : Acteur régulateur et facilitateur à travers des ministères (Solidarité, PME) et des programmes de soutien.

4. Lien avec le Libéralisme Économique
Le lien est davantage symbiotique que conflictuel :
• Correctif du marché : L'ESS intervient là où le marché traditionnel est défaillant (services en zones rurales, insertion des personnes exclues).
• Créatrice d'innovation sociale : Elle teste des solutions nouvelles à des problèmes sociaux, que le secteur privé peut ensuite répliquer à plus grande échelle.
• Contribution à l'économie formelle : En structurant le secteur informel (coopératives, mutuelles), l'ESS intègre des acteurs dans l'économie formelle, élargissant l'assiette fiscale et la protection sociale.
• Partenariats Public-Privé-Solidaire : L'État peut s'appuyer sur les acteurs de l'ESS pour mettre en œuvre des politiques sociales efficaces et décentralisées.

5. Cas Pratiques Mis en Œuvre en Côte d'Ivoire
• Coopératives Cacaoyères : Elles permettent à des milliers de petits planteurs de négocier de meilleurs prix, d'accéder à des formations et de mutualiser la certification "cacao durable".
• La COOPEMCI (Coopérative d'Épargne et de Crédit) : Une des plus grandes coopératives d'épargne et de crédit, offrant des services financiers à des personnes exclues du système bancaire classique.
• Wecyclers / Coliba Africa : Entreprises sociales qui développent des solutions innovantes de collecte et de valorisation des déchets plastiques, créant des emplois et luttant contre la pollution.
• Mutuelles de Santé Communautaires : Dans le nord du pays, des mutuelles permettent à des populations rurales d'avoir un accès financier aux soins de santé primaires.

Conclusion
L'ESS en Côte d'Ivoire représente un modèle économique prometteur qui s'enracine dans des pratiques solidaires traditionnelles. Elle ne s'oppose pas au libéralisme économique mais s'y inscrit comme un partenaire complémentaire et indispensable pour construire une croissance plus inclusive, durable et résiliente. En répondant aux besoins non satisfaits par le marché, elle contribue à la cohésion sociale et au développement local.
Les défis de l’ESS:
• Défi Juridique et Institutionnel : Absence d'un cadre législatif et réglementaire spécifique et unifié pour reconnaître et encadrer l'ensemble des acteurs de l'ESS (Conseil des Ministres du 17 Septembre 2025 est une réponse).
• Défi Financier : Accès limité aux financements longs et patient, nécessaires au développement de projets sociaux dont la rentabilité est souvent différée.
• Défi de Professionnalisation : Besoin de renforcer les capacités de gestion, de gouvernance et d'innovation des structures de l'ESS.
• Défi Culturel : Faire reconnaître la légitimité et la viabilité de ce modèle économique face au modèle entrepreneurial purement lucratif dominant.
• Défi de la Massification : Passer d'initiatives isolées et pionnières à un écosystème intégré et capable d'avoir un impact à grande échelle.
Le succès de l'ESS en Côte d'Ivoire dépendra de la capacité des pouvoirs publics, des institutions financières et de la société civile à co-construire un environnement favorable qui libère tout son potentiel au service d'un développement inclusif et solidaire.

M. BAMBA M. SG du FORUM DES LIBERAUX

́ral

18/09/2025



L'Économie Sociale et Solidaire (ESS) en Côte d'Ivoire : Entre Complémentarité et Défi.

Introduction
La Côte d'Ivoire, avec son modèle économique libéral tourné vers l'agro-industrie, les mines, les services et une croissance forte, fait face à des défis persistants de pauvreté, d'inégalités sociales et de chômage, notamment des jeunes.
L'émergence de l'Économie Sociale et Solidaire (EES) dans ce contexte répond à un enjeu crucial : concaténer la recherche de performance économique avec l'utilité sociale et la solidarité nationale.
Le rapport entre l’EES et le libéralisme en vigueur n'est pas une opposition mais une complémentarité nécessaire. L'ESS ne cherche pas à remplacer l'économie de marché mais à en corriger les excès (exclusion, inégalités) et à en combler les lacunes (défaut d'accès aux services de base dans certaines zones, chômage). Elle propose un modèle hybride où la rentabilité est un moyen, et non une fin en soi, la finalité étant le bien-être collectif et le développement local durable.

1. Origines de l'ESS
Les racines de l'ESS sont universelles et trouvent un écho dans les traditions ivoiriennes :
• Origines universelles : Née en Europe au XIXe siècle en réaction à la Révolution industrielle (coopératives, mutuelles), l'ESS s'est développée comme une alternative économique centrée sur l'individu.
• Traditions africaines et ivoiriennes : Le concept est loin d'être étranger. Les pratiques ancestrales comme le "tontine" (système d'épargne et de crédit rotatif), les GVC et "djourou" (entraide villageoise et rotatif pour les travaux agricoles) et la gestion communautaire des biens incarnent les valeurs de solidarité et de propriété collective qui fondent l'ESS.

2. Caractéristiques de l'ESS
L'ESS se distingue par des principes fondamentaux :
• Primauté de la personne et de l'objet social sur le capital : La rentabilité est au service du projet, et non l'inverse.
• Gouvernance démocratique : "Une personne = une voix", et non "une action = une voix". Les décisions sont prises collectivement par les membres.
• Lucrativité limitée : Les bénéfices sont majoritairement réinvestis pour consolider la structure et servir son projet social. Les rémunérations du capital sont encadrées.
• Utilité collective et ancrage territorial : Les activités répondent aux besoins d'un territoire et de sa communauté.
• Mixité des ressources : Combinaison de ressources propres (chiffre d'affaires), de subventions publiques et de financement solidaire.

3. Acteurs de l'ESS
L'écosystème ivoirien de l'ESS est en construction et comprend :
• Les Coopératives : Très présentes dans l'agriculture (cacao, café, anacarde) pour mutualiser les coûts, acheter des intrants et vendre les productions.
• Les Mutuelles de Santé : Pour offrir un accès aux soins à bas coût (ex.: mutuelles communautaires).
• Les Associations à vocation économique : Elles mènent des activités génératrices de revenus pour financer leur mission sociale (insertion, formation, environnement).
• Les Entreprises Sociales : Structures hybrides qui développent un modèle économique viable pour résoudre un problème social (ex.: transformation de déchets, énergie solaire).
• Les Institutions de Finance Solidaires : Coopératives d'épargne et de crédit (COOPEC) et établissements de microfinance.
• L'État : Acteur régulateur et facilitateur à travers des ministères (Solidarité, PME) et des programmes de soutien.

4. Lien avec le Libéralisme Économique
Le lien est davantage symbiotique que conflictuel :
• Correctif du marché : L'ESS intervient là où le marché traditionnel est défaillant (services en zones rurales, insertion des personnes exclues).
• Créatrice d'innovation sociale : Elle teste des solutions nouvelles à des problèmes sociaux, que le secteur privé peut ensuite répliquer à plus grande échelle.
• Contribution à l'économie formelle : En structurant le secteur informel (coopératives, mutuelles), l'ESS intègre des acteurs dans l'économie formelle, élargissant l'assiette fiscale et la protection sociale.
• Partenariats Public-Privé-Solidaire : L'État peut s'appuyer sur les acteurs de l'ESS pour mettre en œuvre des politiques sociales efficaces et décentralisées.
5. Cas Pratiques Mis en Œuvre en Côte d'Ivoire
• Coopératives Cacaoyères : Elles permettent à des milliers de petits planteurs de négocier de meilleurs prix, d'accéder à des formations et de mutualiser la certification "cacao durable".
• La COOPEMCI (Coopérative d'Épargne et de Crédit) : Une des plus grandes coopératives d'épargne et de crédit, offrant des services financiers à des personnes exclues du système bancaire classique.
• Wecyclers / Coliba Africa : Entreprises sociales qui développent des solutions innovantes de collecte et de valorisation des déchets plastiques, créant des emplois et luttant contre la pollution.
• Mutuelles de Santé Communautaires : Dans le nord du pays, des mutuelles permettent à des populations rurales d'avoir un accès financier aux soins de santé primaires.

Conclusion
L'ESS en Côte d'Ivoire représente un modèle économique prometteur qui s'enracine dans des pratiques solidaires traditionnelles. Elle ne s'oppose pas au libéralisme économique mais s'y inscrit comme un partenaire complémentaire et indispensable pour construire une croissance plus inclusive, durable et résiliente. En répondant aux besoins non satisfaits par le marché, elle contribue à la cohésion sociale et au développement local.
Les défis de l’ESS:
• Défi Juridique et Institutionnel : Absence d'un cadre législatif et réglementaire spécifique et unifié pour reconnaître et encadrer l'ensemble des acteurs de l'ESS (Conseil des Ministres du 17 Septembre 2025 est une réponse).
• Défi Financier : Accès limité aux financements longs et patient, nécessaires au développement de projets sociaux dont la rentabilité est souvent différée.
• Défi de Professionnalisation : Besoin de renforcer les capacités de gestion, de gouvernance et d'innovation des structures de l'ESS.
• Défi Culturel : Faire reconnaître la légitimité et la viabilité de ce modèle économique face au modèle entrepreneurial purement lucratif dominant.
• Défi de la Massification : Passer d'initiatives isolées et pionnières à un écosystème intégré et capable d'avoir un impact à grande échelle.
Le succès de l'ESS en Côte d'Ivoire dépendra de la capacité des pouvoirs publics, des institutions financières et de la société civile à co-construire un environnement favorable qui libère tout son potentiel au service d'un développement inclusif et solidaire.

M. BAMBA M. SG du FORUM DES LIBERAUX

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      Ce Mardi 16 Sept 2025 le   était aux côtés   d'  à   pour la construction des éléments de langage pour défendre le...
17/09/2025




Ce Mardi 16 Sept 2025 le était aux côtés d' à pour la construction des éléments de langage pour défendre le bilan du Président Alassane Ouattara .

          L’ETAT, LES INFRASTRUCTURES DANS LA MISE EN ŒUVRE D’UNE POLITIQUE LIBERALE : CAS DE LA COTE D’IVOIREINTRODUCTI...
15/09/2025



L’ETAT, LES INFRASTRUCTURES DANS LA MISE EN ŒUVRE D’UNE POLITIQUE LIBERALE : CAS DE LA COTE D’IVOIRE

INTRODUCTION
Le rôle des infrastructures dans la mise en œuvre d'une politique libérale est crucial et souvent mal compris. Contrairement à une idée reçue, un État libéral n'est pas un État absent, mais un État stratège qui se concentre sur ses missions régaliennes et crée les conditions nécessaires à l'initiative privée.
Les infrastructures sont l'un des domaines clés où cette philosophie s'applique. Dans une approche libérale, l'État n'a pas nécessairement à financer et construire lui-même toutes les infrastructures. Son rôle principal est de : Identifier les besoins prioritaires pour le développement économique national ; Créer un environnement attractif pour que le secteur privé investisse, finance, construise et parfois exploite ces infrastructures ; Établir un cadre réglementaire clair et stable pour protéger l'intérêt général (sécurité, accès, prix).
Cette approche se décline à travers plusieurs modèles, dont le Partenariat Public-Privé (PPP) est la forme la plus emblématique.

Rôles Clés de l'État Libéral en Matière d'Infrastructures

1. Facilitateur et Garant de l'Environnement des Affaires
L'État crée les conditions juridiques et réglementaires qui donnent confiance aux investisseurs privés.
• En Côte d'Ivoire : La loi de 2012 sur le Partenariat Public-Privé (PPP) et la création d'un Comité de Pilotage des PPP fournissent un cadre sécurisé et transparent pour structurer les projets. Cela réduit l'incertitude pour les entreprises et attire les capitaux internationaux.

2. Stratège et Planificateur
L'État définit les grandes orientations et identifie les projets d'infrastructures d'intérêt national qui sont prioritaires pour désenclaver le pays, améliorer sa compétitivité et favoriser le commerce.
• En Côte d'Ivoire : Le Plan National de Développement (PND) 2021-2025 agit comme cette feuille de route. Il identifie des projets structurants comme le prolongement de l'autoroute du Nord ou le développement du port de San-Pédro, signalant au secteur privé les opportunités d'investissement.

3. Partenaire dans le Financement et la Répartition des Risques
L'État ne porte pas seul le fardeau financier. Il utilise son pouvoir de lever des fonds (obligations souveraines) et entre en cofinancement avec le privé. Surtout, il assume les risques qu'il est le seul à pouvoir gérer (expropriation, stabilité politique), laissant au privé les risques qu'il maîtrise mieux (construction, exploitation).
• En Côte d'Ivoire : Les Ponts HKB et de Yopougon à Abidjan, construit en PPP, illustre cette répartition des risques. L'État a facilité l'acquisition des espaces et fourni une garantie de trafic minimum, tandis que le consortium privé a assumé le risque de construction et de financement.
________________________________________
Cas pratiques

1. Les Partenariats Public-Privé (PPP)
C'est le modèle phare. Le privé finance, construit et exploite une infrastructure pendant une période contractuelle (ex: 25 ans) pour rentabiliser son investissement via des péages ou des paiements de l'État, avant de la rétrocéder à l'État.
• Projet : L'autoroute du Nord
• Rôle de l'État : Il a concédé le projet à un consortium mené par Bouygues. Il a défini les spécifications, sécurisé le foncier et supervise le respect du contrat.
• Rôle du Privé : Le consortium a levé les fonds, assume les coûts de construction et exploitera l'autoroute (péage) pour une durée déterminée.
• Avantage libéral : L'État obtient une infrastructure moderne sans alourdir sa dette à court terme. Les usagers paient directement pour le service.

2. Les Concessions
Similaire au PPP, mais souvent centré sur l'exploitation d'un actif existant.
• Projet : Le Port Autonome d'Abidjan
• Rôle de l'État : Propriétaire du port, il a concédé la construction et l'exploitation du terminal à conteneurs (TCON) à un opérateur privé (APM Terminals).
• Rôle du Privé : L'opérateur investit massivement dans les grues, les quais et la logistique, améliorant l'efficacité et la capacité du port.
• Avantage libéral : Le port ivoirien devient plus compétitif au niveau international, attirant plus de trafic maritime et boostant les exportations du pays, sans investissement public direct.

3. La Libéralisation des Secteurs d'Infrastructure
L'État ouvre un secteur à la concurrence privée, créant une dynamique d'investissement et d'innovation.
• Projet : Le Secteur de l'Électricité (CIE)
• Rôle de l'État : Il a concédé l'ensemble de la production, du transport et de la distribution de l'électricité à un opérateur privé, la Compagnie Ivoirienne d'Electricité (CIE). Son rôle est désormais de réguler le secteur via la Commission de Régulation de l'Electricité (CRE) pour éviter les abus de position dominante et garantir l'accès.
• Rôle du Privé : La CIE investit dans les centrales, le réseau et améliore le service pour rentabiliser ses investissements.
• Avantage libéral : Le taux d'électrification du pays a considérablement augmenté et la qualité de service s'est améliorée grâce aux investissements privés, là où l'État seul avait des capacités d'investissement limitées.

CONCLUSION
La politique ivoirienne des infrastructures depuis 2011 est un cas d'école d'application des principes libéraux dans le développement. L'État ne se retire pas ; il change de rôle : De producteur, il devient stratège et régulateur. De financeur unique, il devient partenaire qui attire et sécurise les investissements privés. Cette approche a permis à la Côte d'Ivoire de lancer un programme massif d'infrastructures (routes, ports, énergie) sans asphyxier ses finances publiques, tout en bénéficiant de l'efficacité et de l'expertise du secteur privé. Le défi reste de garantir une régulation forte pour protéger l'intérêt des usagers-citoyens.

M. BAMBA, SG du FORUM DES LIBEAUX

15/09/2025


LE LIBERALISME ET SES 4 PILIERS
Le libéralisme est une doctrine politique et économique qui place la liberté individuelle au centre de son système. Ses piliers fondamentaux peuvent être articulés autour des 4 concepts :

1. Droits de l'Homme
Les droits de l'homme sont considérés comme inhérents à la personne humaine, universels et inaliénables. Ils précèdent et sont supérieurs à l'État, qui a pour mission première de les protéger. Ces droits incluent les libertés civiles (expression, conscience, presse) et les droits politiques.
En Côte d'Ivoire :
• Liberté de la Presse et d'Expression : La multiplication des médias privés (radios tv, journaux en ligne) et la possibilité pour les citoyens et l'opposition de critiquer le pouvoir sans crainte de persécution systématique illustrent le respect de ce droit fondamental.
• Liberté d'Association et de Réunion Pacifique : L'autorisation (bien que parfois encadrée) de manifestations politiques ou de grèves syndicales montre la reconnaissance du droit des citoyens à se rassembler pour défendre leurs idées ou leurs intérêts.
• Abolition de la Peine de Mort : L'adoption par l'Assemblée Nationale en octobre 2020 d'une nouvelle Constitution abolissant la peine de mort est un acte fort qui place le droit à la vie au-dessus du pouvoir de l'État, un principe central des droits de l'homme.

2. L'État de Droit
Ce principe établit que la loi est la même pour tous, gouvernants et gouvernés. Il implique la soumission de l'État au droit, la séparation des pouvoirs (exécutif, législatif, judiciaire), la légalité des actions administratives et l'accès à une justice indépendante et impartiale. C'est le cadre qui empêche l'arbitraire et garantit l'application des droits de l'homme.
En Côte d'Ivoire :
• Le Conseil Constitutionnel : Son rôle de vérifier la conformité des lois à la Constitution et de proclamer les résultats électoraux est une matérialisation de l'État de droit. Il est une instance indépendante qui dit le droit au-dessus des considérations politiques.
• La Lutte contre la Corruption : La création d'institutions spécialisées comme l'Autorité Nationale de Lutte contre la Corruption (ANLC) démontre une volonté d'appliquer la loi de manière égale, y compris contre les détenteurs du pouvoir.
• Réforme de la Justice : Les efforts pour moderniser le système judiciaire (formation des magistrats, digitalisation) visent à renforcer son indépendance et son efficacité, afin que chaque citoyen ait confiance en ce que ses différends seront réglés équitablement selon la loi, et non par le favoritisme.

3. L'Économie de Marché (Libérale)
Il s'agit de l'application des principes de liberté et de propriété dans le domaine économique. L'économie est organisée autour du marché, où les décisions de production, d'investissement et de distribution sont principalement guidées par les interactions de l'offre et de la demande, avec des prix librement déterminés. Le rôle de l'État est de réguler et de garantir les conditions du marché (concurrence, propriété), et non de diriger l'économie.
En Côte d'Ivoire :
• Libéralisation des Télécoms : La concurrence entre opérateurs privés (Orange, MTN, Moov, Wave) a conduit à une baisse des prix, une innovation permanente (services mobile money) et une amélioration de la qualité du service, bénéficiant directement aux consommateurs.
• Création d'Entreprise : Le Guichet Unique de Création d'Entreprise (GUCE) a considérablement simplifié les démarches administratives, permettant à tout porteur de projet d'exercer librement son droit d'entreprendre. C'est l'État qui se met au service de l'initiative privée, et non l'inverse.
• Libéralisation de Filières Agricoles : La réforme du secteur du cacao et de l'anacarde, où l'État a cédé une grande part de la commercialisation à des acteurs privés, vise à ce que les prix soient plus justes pour le producteur et plus en phase avec les fluctuations du marché mondial.

4. La Démocratie Libérale
C'est le système politique qui combine la démocratie (souveraineté populaire, élections libres et pluralistes, alternance politique) avec le libéralisme (primauté des droits de l'homme et État de droit). La majorité peut gouverner, mais son pouvoir est limité par une Constitution qui protège les droits fondamentaux des individus et des minorités. C'est une "démocratie avec des limites".
En Côte d'Ivoire :
• Élections Pluralistes : La tenue d'élections présidentielles, législatives, municipales et régionales avec la participation de plusieurs partis politiques (le RHDP au pouvoir, les indépendants, le MGC, le CODE, le PDCI, le PPA-CI de l'opposition) est la base de la démocratie.
• Existence d'une Opposition Politique : La présence d'une opposition qui siège à l'Assemblée Nationale et qui peut s'exprimer librement est un indicateur du caractère libéral de la démocratie. Elle empêche la confiscation du pouvoir par un seul groupe.
• La Constitution comme Limite : Le débat public récurrent sur le respect de l'équilibre des pouvoirs montre que la société ivoirienne est consciente que le pouvoir du gouvernant, même élu démocratiquement, doit être encadré par une loi suprême pour éviter la tyrannie de la majorité.

Les 4 piliers du libéralisme sont interdépendants : la démocratie libérale est le système politique qui permet de choisir ses dirigeants, l'État de droit est le cadre qui limite leur pouvoir et garantit les droits de l'homme, et l'économie de marché est le système qui permet la liberté et la prospérité économique des individus. La Cote d’Ivoire est un laboratoire de mise en œuvre réussie de cette doctrine politique et économique.

M. BAMBA, SG du FORUM DES LIBEAUX

10/09/2025

Ici liberal
Le Forum des Libéraux a participé ce Mer. 10 sept 2025 au Afterwork dédié aux organisations libérales. Ce fut l'occasion pour le SG du FLCI de rendre hommage au Ministre Toure Sidi et à l'honorable Paul Dakuyo pour leur leadership liberal. Le SG du FLCI a également présenté quelques axes d'intervention du Forum pour 2025-2026.



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