19/05/2026
🚨 71 millions € d’aides PAC captés par la famille régnante des Émirats arabes unis.
Pendant que des milliers de fermes européennes disparaissent, des sociétés détenues par l’une des familles les plus riches du monde touchent des dizaines de millions d’euros d’argent public via l’acquisition de terres agricoles en Europe.
➡️ 65.000 hectares acquis en Roumanie, en Italie et en Espagne.
➡️ 10,5 millions € d’aides PAC touchés en 2024 par une seule société en Roumanie.
➡️ Une grande partie des productions est exportée vers les pays du Golfe.
Ce scandale rappelle que la distribution des aides PAC et la gestion des terres agricoles ne sont pas suffisamment encadrées. En Wallonie aussi, nous subissons ces problématiques — avec d’autres acteurs étrangers.
Pour y remédier, la FUGEA milite depuis des années autour de trois enjeux :
1️⃣ Comment distribue-t-on les aides PAC ?
👉 Revoir la définition de l’agriculteur actif afin que les aides soient destinées aux femmes et aux hommes qui vivent réellement de leur travail de la terre.
👉 Plafonner chaque enveloppe de la PAC pour éviter la concentration des terres au bénéfice de quelques acteurs.
2️⃣ Quelle utilisation de la terre agricole ?
👉 Notre priorité : produire pour nourrir et relocaliser notre alimentation. Or, nos terres sont de plus en plus détournées de leur vocation nourricière (production d’énergie, chevaux, etc.), voire uniquement dédiées à l’exportation.
👉 L’attribution des aides PAC doit tenir compte des usages et de leur destination (approvisionnement local ou exportation).
3️⃣ Qui contrôle nos terres ?
👉 La souveraineté alimentaire passe par une gestion des terres par les agriculteurs et agricultrices locaux. Il est temps de protéger notre foncier agricole, notre capacité à nourrir notre population et à préserver l’environnement et notre santé. Pour ce faire, les autorités doivent encadrer le marché foncier.
Les négociations de la PAC post-2027 et de la stratégie foncière wallonne sont en cours. Il est temps de changer les règles du jeu pour soutenir une agriculture durable, gérée par des fermes autonomes, au service de notre souveraineté alimentaire.