03/09/2026
Ouvert à la concurrence depuis 2020 par la Macronie sous l’impulsion de l’UE, le système ferroviaire français a d’ores et déjà vu débarquer sur ses rails les trains de l’italien Trenitalia, de l’espagnol Renfe et du franco-allemand Transdev (groupe Rethmann). Plusieurs acteurs privés comme Virgin, Kevin Speed, Le Train et Velvet s’apprêtent à entrer sur le marché.
Velvet, qui ambitionne de concurrencer la SNCF sur les lignes à grande vitesse de l’Ouest, vient d’obtenir sa licence d’exploitation sur le réseau français.
Sa présidente, Rachel Picard, ancienne directrice générale de Voyages SNCF (2014 - 2020), n’a pas hésité à lever un milliard d’euros auprès de vautours de la finance pour développer un concurrent privé à la SNCF.
C’est donc Antin Infrastructure Partners qui finance ce projet, un fonds dirigé par d’anciens cadres de l’industrie pétrolière, multi-millionnaires, et qui comptait parmi ses associés, jusqu’à janvier 2026, une certaine Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’écologie sous Sarkozy (2010-2012).
La libéralisation du transport ferroviaire fait donc des heureux : les euros coulent à flots dans le petit monde des dirigeants économiques et politiques.
Pour les salariés et les usagers en revanche, l’aventure prend de plus en plus des allures de cauchemar : souffrance au travail, suicides, prix qui explosent…
On vous raconte les dessous du scandale de l’ouverture à la concurrence du ferroviaire dans le dossier du numéro de Fakir actuellement en kiosque, également disponible en version numérique sur notre site !
👉 https://fakirpresse.info/mais-qui-fait-derailler-nos-trains/