19/04/2026
Partie 2
Résistant pendant la Seconde Guerre Mondiale, il mène la lutte contre l’occupant en restant actif auprès des ouvriers qui sont contraints de travailler pour l’Allemagne Nazie.
En mai 1941, il mène la grande grève des 100 000 qui ralentit la construction d’armes et obtient une augmentation substantielle des salaires.
Lorsque l’Allemagne déclare la guerre à l’URSS, Julien Lahaut est aussitôt arrêté, torturé et déporté au camp de concentration de Neuengamme, malgré plusieurs tentatives d’évasion.
Au camp, il retrouve des communistes avec qui il organise des sabotages ; il est condamné à mort en 1944 et déporté au camp de Mathausen où il survit.
À la libération des camps en 1945, il revient à Seraing où il est accueilli en héros ; au vu de sa popularité et malgré son épuisement, le Parti Communiste le nomme président d’honneur.
—> C’est quoi la résistance pour toi ? Tu as déjà entendu parler de grève sous l’occupation nazie ? Pourquoi on ne connaît pas le nom de Julien Lahaut aujourd’hui ?
Son assassinat en août 1950 est très vite interprété dans le contexte de l’époque où la question royale divise le pays depuis la fin de la guerre. L’enquête qui révèle les noms des tueurs et des commanditaires, prendra plus de 65 ans.
Derrière ce crime politique, un vaste réseau composé de personnalités de la droite réactionnaire et monarchiste, d’hommes d’affaires et de barbouze ayant opéré au Congo Belge, avec la haine du communisme au ventre, tisse une toile macabre
et terrifiante.
Les méthodes et les motifs sont les mêmes, de l’assassinat de Lumumba à celui de Julien Lahaut : éliminer tout ce qui pourrait faire obstacle aux intérêts du pouvoir, de l’argent, du patronat.
Et tous les moyens de l’appareil d’État sont à leur disposition dont l’armée, les forces de police, le monde de la finance.