Cyrius Magnétiseur - Cyrille Hamme

Cyrius Magnétiseur - Cyrille Hamme Cyrille Hamme
Magnétiseur - Medium
Je me tiens à votre disposition pour répondre à vos questions Je suis Magnétiseur Energéticien.

Ma grand-mère était magnétiseuse, coupeuse de feu, ma mère était cartomancienne et mon père sourcier. J'ai été bercé dans l'énergétique depuis tout petit. Je vois, je sens, je ressens et j'entends même parfois des choses, des sons des mots. Avant connu le deuil très jeune, les maladies et la souffrance de mes proches. J'ai voulu aider les gens à surmonter ces épreuves. Un animal a autant de souffr

ance qu'un être humain. Lorsqu'on sépare une maman de son petit, lorsque l'animal souffre il l'exprime à sa manière. Je me suis donc formé à la communication animale pour communiquer avec eux et les soulager en leur apporter mon aide et mon soutien. Géobiologue :
Une maison saine pour un corps sain. C'est valable pour les entreprises, les maisons, les fermes,...afin que chaque être vivant puisse vivre en tout sérénité et en paix dans le lieu où il se trouve. Cartomancien :
A travers la cartomancie, je vous apporte une guidance sur tous les sujets que vous désirez aborder. Soin au tambour et aux diapasons : pour vous soulager de vos douleurs et vous apaiser.

https://www.facebook.com/share/199aTzPMJ9/
09/08/2026

https://www.facebook.com/share/199aTzPMJ9/

J’ai levé les yeux au ciel parce que la vieille dame devant moi mettait un temps fou à payer. Dix minutes plus t**d, j’aurais voulu disparaître de honte.

Il était un peu plus de 17 heures et j’avais encore l’impression d’avoir une deuxième journée devant moi.

Mon fils Hugo, trois ans, était assis dans le chariot, fatigué et grognon. Je devais rentrer, préparer le dîner, mettre ses affaires de côté pour l’école maternelle et répondre à un mail du travail que je repoussais depuis l’après-midi.

Devant nous, il y avait une dame âgée.

Soixante-quatorze, peut-être soixante-quinze ans.

Les cheveux gris coupés courts, un vieux gilet bleu marine, un sac en cuir usé au bras.

Elle n’avait presque rien acheté.

Du pain, du lait, des yaourts, quelques légumes.

Je pensais que ça irait vite.

Je me trompais.

Elle tenait son téléphone à deux mains et essayait d’afficher une réduction sur une application.

Elle appuyait.

Revenait en arrière.

Fermait la mauvaise fenêtre.

Puis recommençait.

« Oh là là… ma petite-fille m’a montré pourtant », murmura-t-elle. « Mais une fois devant la caisse, je ne sais plus où il faut appuyer. »

Ses mains tremblaient.

Ses doigts étaient gonflés et déformés par l’arthrose. On voyait que même tenir le téléphone lui demandait un effort.

J’ai regardé l’heure.

Puis j’ai soupiré.

Pas discrètement.

Un vrai soupir d’agacement.

Le genre de soupir qu’on fait pour que l’autre comprenne.

Elle l’a entendu.

Elle s’est retournée vers moi.

« Excusez-moi, madame. Je vais faire vite. »

« Ce n’est rien », ai-je répondu.

Mais mon visage disait exactement le contraire.

Dépêchez-vous.

S’il vous plaît.

Je veux rentrer chez moi.

Elle a essayé encore une fois.

Puis elle a baissé le téléphone.

« Tant p*s. Je paierai sans la réduction. »

Elle a ouvert son sac pour prendre son portefeuille.

Ses doigts n’ont pas réussi à bien le saisir.

Il est tombé.

Le portefeuille s’est ouvert sur le carrelage.

Des pièces, des cartes et deux vieilles photos se sont éparpillées près de la caisse.

Ma première pensée a été affreuse.

Il ne manquait plus que ça.

Puis, heureusement, j’ai eu assez honte de moi pour me baisser.

« Attendez, je vais vous aider. »

Hugo s’est penché depuis le chariot.

« Maman, il y en a une là. »

« Oui, mon cœur, je la vois. »

J’ai ramassé quelques pièces.

Sa carte Vitale.

Une carte de bibliothèque.

Une vieille photo.

Puis j’ai trouvé un badge en plastique jauni, très usé sur les bords.

Un ancien badge professionnel.

Je l’ai retourné.

Il y avait écrit :

Madeleine Moreau
Infirmière puéricultrice
Service de néonatologie

Je me suis figée.

Madeleine Moreau.

Je connaissais ce nom.

Je l’avais entendu toute mon enfance.

Ma mère m’en parlait presque tous les ans, surtout le jour de mon anniversaire.

J’étais née beaucoup trop tôt.

Je pesais moins d’un kilo.

J’avais passé plusieurs semaines en néonatologie, à Lyon.

Ma mère racontait toujours la même nuit.

Une nuit où il y avait eu un problème technique dans le service.

Certains appareils avaient dû être surveillés et pris en charge autrement pendant un moment.

Il manquait du personnel.

Une infirmière qui avait déjà terminé une longue journée était restée.

Elle ne voulait pas partir tant que la situation n’était pas stabilisée.

Cette infirmière s’appelait Madeleine.

Ma mère disait toujours :

« Moi, je ne pouvais que te regarder. Madeleine, elle, est restée près de toi. »

Elle avait surveillé ma respiration.

Les tuyaux.

Les constantes.

Le moindre changement.

Ma mère avait toujours été convaincue que sans elle, je ne serais peut-être jamais rentrée à la maison.

Je n’avais jamais rencontré cette femme.

Jusqu’à ce jour-là.

Je me suis relevée lentement.

La vieille dame me regardait avec inquiétude.

« Ça va ? »

Je lui ai montré le badge.

« Vous avez travaillé en néonatologie ? »

Elle a souri.

« Trente-six ans. »

J’ai senti mon cœur accélérer.

« À Lyon ? »

Elle a hoché la tête.

J’ai avalé difficilement ma salive.

« Vous vous souvenez d’une petite fille née très prématurément, au début des années quatre-vingt-dix ? Elle faisait moins d’un kilo. »

Madeleine a eu un petit sourire.

« Vous savez, des petits comme ça, j’en ai connu beaucoup. »

Bien sûr.

Qu’est-ce que j’espérais ?

Plus de trente ans avaient passé.

Alors j’ai ajouté :

« Il y avait eu une panne technique, une nuit. Ma mère raconte qu’une infirmière était restée alors que son service était terminé. »

Madeleine ne souriait plus.

Elle m’a observée attentivement.

« Comment s’appelait votre mère ? »

« Claire. »

Madeleine a porté une main à sa bouche.

« Claire ? »

Mes yeux se sont remplis de larmes.

J’ai hoché la tête.

Elle a continué à me regarder.

Puis elle a dit :

« La toute petite… celle qui repliait toujours ses orteils quand on lui touchait le pied ? »

J’ai eu l’impression que le sol bougeait sous moi.

Ma mère m’avait raconté ce détail des dizaines de fois.

« C’était moi. »

Madeleine est restée silencieuse.

Puis elle a regardé Hugo.

Il jouait tranquillement avec la fermeture éclair de son blouson, sans comprendre ce qui se passait.

« C’est votre fils ? »

« Oui. »

Madeleine a souri.

Un sourire fragile.

Ses yeux se sont remplis de larmes.

« Alors », a-t-elle dit doucement, « toutes ces nuits en valaient la peine. »

Je me suis mise à pleurer au milieu du magasin.

Quelques minutes plus tôt, je regardais ses mains en pensant seulement :

Qu’est-ce qu’elle est lente.

Maintenant, je regardais ces mêmes doigts.

Les articulations gonflées.

Les mains tremblantes.

Les mains qui avaient du mal à utiliser un téléphone.

Ces mains avaient autrefois pris soin d’un bébé qui pesait moins qu’un paquet de farine.

Moi.

J’avais honte.

Madeleine ne m’a rien reproché.

Pas même mon soupir.

C’était presque pire.

Après avoir payé, nous nous sommes mises sur le côté.

« Vous voulez que je vous aide avec votre téléphone ? »

Elle a ri doucement.

« Si vous avez assez de patience. »

J’ai baissé les yeux.

« Aujourd’hui, oui. »

J’ai agrandi les caractères.

J’ai placé l’application sur l’écran d’accueil.

Je lui ai montré tranquillement où appuyer.

Pendant ce temps, Hugo lui a tendu un biscuit.

« Tiens. »

Madeleine l’a pris avec un sourire.

« Merci, jeune homme. »

Avant de partir, je lui ai demandé si elle accepterait de prendre un café avec nous un jour.

Elle a secoué la tête.

« Vous n’avez pas besoin de me remercier. C’était mon métier. »

« Ce n’est pas pour ça. »

Je l’ai regardée.

« Ma mère parle de vous depuis plus de trente ans. Elle aimerait vous revoir. »

Madeleine est restée silencieuse quelques secondes.

Puis elle a acquiescé.

« Moi aussi, j’aimerais la revoir. »

Nous nous sommes retrouvées quelques jours plus t**d.

Ma mère a reconnu Madeleine presque tout de suite.

Je n’ai pas besoin de raconter tout ce qui s’est passé ce jour-là.

Il y a seulement une image que je n’oublierai jamais.

À un moment, Hugo a attrapé Madeleine par la main et l’a entraînée vers ses jouets.

Il ne savait rien des couveuses.

Il ne savait rien des longues gardes.

Il ne savait pas que cette vieille dame avait, autrefois, aidé sa mère à rester en vie.

Pour lui, c’était simplement Madeleine.

Depuis ce jour, quand une personne âgée devant moi met du temps à sortir sa carte, à taper son code ou à comprendre un écran, j’essaie de ne plus regarder ma montre en premier.

Nous voyons seulement quelqu’un qui va moins vite aujourd’hui.

Nous ne voyons pas tout ce que cette personne a fait quand elle était plus jeune.

Nous ne savons pas pour qui elle a couru.

Qui elle a aidé.

Qui elle a tenu debout quand personne d’autre ne pouvait le faire.

Et parfois, les mains qui nous font perdre quelques minutes aujourd’hui sont celles qui, autrefois, ont offert toute une vie à quelqu’un.

Découvrez plus de belles histoires avec Studio d’Histoires Inspirantes.

Mention spéciale à mes nouveaux super fans ! 💎 Stéphanie BelloirLaissez un commentaire pour les accueillir dans notre co...
16/07/2026

Mention spéciale à mes nouveaux super fans ! 💎 Stéphanie Belloir

Laissez un commentaire pour les accueillir dans notre communauté, fans

Adresse

17 Bis Rue Du Clos De Justice
Tinténiac
35190

Heures d'ouverture

Lundi 00:00 - 23:59
Mardi 00:00 - 23:59
Mercredi 00:00 - 23:59
Jeudi 00:00 - 23:59
Vendredi 00:00 - 23:59
Samedi 09:00 - 00:00

Site Web

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Cyrius Magnétiseur - Cyrille Hamme publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L'entreprise

Envoyer un message à Cyrius Magnétiseur - Cyrille Hamme:

Raccourcis

Partager