28/10/2026
Alors que l’inflation continue sa course f***e, les salariés de la métallurgie perdent du pouvoir d'achat depuis 2024.
Les dépenses contraintes explosent. Les plus bas salaires, ceux aux minima conventionnels, sont les plus impactés.
Même dans les entreprises qui affichent de bons résultats, les équipes CFDT se heurtent à des difficultés pour obtenir de véritables négociations salariales. Le dialogue social se dégrade pendant que le pouvoir d’achat s’érode.
Dans un contexte marqué par la hausse du SMIC de 2,41 % et l’accélération de l’inflation, il aura fallu attendre quatre mois après notre première demande d’ouverture de négociations pour que l’UIMM propose enfin une revalorisation des minima conventionnels. Et le résultat est loin d’être à la hauteur des enjeux !
Cette proposition ne répond ni aux besoins des salariés, ni aux engagements qui ont accompagné la négociation de notre convention collective, ceux d’un premier coefficient nettement supérieur au SMIC, avec des écarts significatifs entre les coefficients pour éviter un tassement de la grille et un phénomène de compression.
Aujourd’hui, nous sommes bien loin de cet objectif !
• 427 € d’écart avec le SMIC en 2024.
• Seulement 100 € d’écart en 2026, selon les montants comparés.
• Un premier niveau désormais inférieur de 200 € au SMIC, selon notre comparaison des minima.
Voilà le grand écart entre les engagements et la réalité !
En limitant sa proposition à une revalorisation au rabais des deux premiers niveaux, l’UIMM accepte d’entrer dans un cercle vicieux de désindexation des minima de la branche, sans compter les tassements entre les classes d’emploi.
Comment vouloir que les jeunes aient envie de rejoindre la métallurgie avec de telles propositions ?
Aux côtés de l'intersyndicale nationale, nous appelons les salarié(e)s de la métallurgie à faire grève et manifester le jeudi 5 novembre.
Le problème ne se situe pas qu’au niveau de l’UIMM, mais également au niveau des autres branches. Par exemple, dans les services de l’automobile, la proposition patronale amènerait le premier coefficient de la branche en 2027 à seulement 15 € au-dessus du SMIC alors que nous étions à 30 € en janvier 2026.
La colère est immense, la situation du pays fragile : il faut des actes, pas des mots. Le patronat doit prendre sa part de responsabilité et comprendre que la situation est critique et qu’il ne peut continuer à ignorer nos revendications.
Mobilisons-nous massivement le jeudi 5 novembre !