19/02/2019
Désolées pour notre absence, nous avons été quelque peu occupées. Pour nous rattraper, voila un petit topo de ce qu'il se passe à l'autre bout du monde.
Après quelques jours d’immersion dans la ville, nous avons commencé notre stage à l’hôpital : le Preah Kossamak Hospital, aussi surnommé « Hôpital des pauvres », où nous venons de passer 2 semaines en service de médecine.
Actuellement en reconstruction, les services sont concentrés dans les bâtiments restants. Dans certains services, les lits sont dans les couloirs, ouverts au grand air. Les familles, très présentes au vu de la culture cambodgienne, sont souvent assises par terre. Il n’y a pas d’heure de visite, les familles peuvent donc venir lorsqu’elles le souhaitent et dormir sur place.
Les pièces, voir les services, sont différenciés selon les catégories sociales et économiques des patients.
Concernant les aides-soignants, il n’en existe pas au Cambodge. Les infirmiers ne réalisent pas de soins de confort, et ce sont les familles qui s’en chargent lorsque nécessaire. C’est aussi elles qui rapportent boissons et nourritures ainsi que certains médicaments et matériel médical à leur proche hospitalisé, étant donné que l’hôpital ne les fournit pas toujours.
Le rapport au patient est très différent ici, le côté relationnel étant quasiment inexistant. De même pour la douleur, elle n’est pas prise en compte par les soignants, et les patients eux-mêmes ne l’expriment que très rarement.
Pour ce qui est de l’hygiène, les moyens matériaux ne permettent pas d’y apporter beaucoup d’importance. Il existe, outre les conditions économiques, des problèmes organisationnels dans l’institution.
Dans l’aile de l’hôpital où nous avons travaillé, des chats et chiens errants se baladaient à leur guise, jusque dans les chambres et des vendeurs ambulants étaient également présents. Le garage de scooter dans les couloirs est également accepté.
Avec l'accord du directeur, nous avons pu faire un tour de l'hôpital afin d'effectuer des photographies.