13/04/2025
𝗝𝗲 𝗻’𝗲́𝘁𝗮𝗶𝘀 𝗽𝗮𝘀 𝗽𝗿𝗲̂𝘁, 𝗷’𝘆 𝗮𝗶 𝗲́𝘁𝗲́… 𝗺𝗮𝗶𝘀 𝗹’𝗮𝗶-𝗷𝗲 𝗳𝗮𝗶𝘁 ?
Un GPS capricieux, une nuit fraîche, de la boue, des banches… et un chrono qui tourne.
Je vous raconte.
🗓 Samedi 5 avril, 18h. Je m’élance dans l’Ultra VTT des Tontons :
✅ 220 km
✅ 5 500 m de D+
🎯 Objectif : franchir la ligne d’arrivée le dimanche en moins de 24h… du moins, c’était l’idée.
Et là… le suspense commence...
📍Dès les premiers kilomètres, rien ne va.
Mon GPS refuse de capter. Je tourne en rond pendant près d’une heure, à errer dans les bois, à me retrouver en haut d’une falaise abrupte… hors trace, hors course.
Un début chaotique, un départ à contretemps. Une énergie gâchée avant de retrouver la bonne trace.😅
🌙 La météo est parfaite, mais la nuit tombe vite ainsi que la température. Et avec elles, le vrai combat commence : l’obscurité apporte son lot d’épreuves.
Le premier tiers, annoncé comme le plus redoutable à cause du dénivelé, se passe finalement plutôt bien.
Mais le deuxième tiers, en pleine nuit, est un vrai combat : de la boue, des ornières profondes, des branches en travers, un terrain impraticable… et un mental mis à l’épreuve à chaque mètre.
Ma lumière baisse d’intensité pour économiser la batterie et tenir jusqu’au bout de la nuit, la visibilité est réduite…
Ma lucidité devient ma seule boussole.
Chaque coup de pé**le devient une victoire… mais je gère.
Je contrôle ma vitesse, je soigne mes pauses, je dose mon alimentation.
Je connais mon corps, je connais mon mental, et à presque 53 ans, je sais comment tenir sur la durée.
Mais je n’étais pas seul. Vos messages d’encouragement résonnaient dans ma tête, quand il faisait noir, quand les jambes brûlaient, quand l’eau se faisait rare…
💧 D’ailleurs, dimanche, il a fallu attendre longtemps avant de trouver un robinet fonctionnel… Jusqu’à ce que la commune de Bouzic m’offre une eau fraîche, presque inespérée... Merci, vraiment 🙏
Et le chrono, lui, tourne.
Je calcule, j’ajuste mon allure, je serre les dents.
Je connais mes limites. Je sais ce que je peux encaisser.
Mais la montre avance, elle, sans pitié.
Alors…
Est-ce que j’ai terminé dans les temps ?
🎬 18h05.
5 petites minutes au-delà de la barrière symbolique des 24h!
𝗠𝗮𝗶𝘀 𝗹𝘂𝗰𝗶𝗱𝗲. 𝗗𝗲𝗯𝗼𝘂𝘁. 𝗘𝗻𝘁𝗶𝗲𝗿. 𝗘𝘁 𝗙𝗜𝗡𝗜𝗦𝗛𝗘𝗥. 🙌
🚴♂️ Sur les 17 participants, 8 abandonneront avant la fin.
Franchement, après ces 24h, une heure de perdue au départ et une nuit à flirter avec les ornières dans la boue, on est plus à cinq minutes près, non ? 😄
Depuis octobre, j’avais à peine 60 km de VTT dans les jambes. 😅
Mais j’avais l’expérience, la stratégie, le mental. 𝗘𝘁 𝘂𝗻𝗲 𝗳𝘂𝗿𝗶𝗲𝘂𝘀𝗲 𝗲𝗻𝘃𝗶𝗲 𝗱’𝘆 𝗰𝗿𝗼𝗶𝗿𝗲.
💡 Ce que je retiens ?
Que la préparation compte, bien sûr… mais qu’elle ne fait pas tout et qu’il ne faut pas toujours attendre d’être prêt pour se lancer.
Parfois, c’est l’envie d’avancer, la gestion de soi, la résilience et l’adaptation qui nous portent plus loin que prévu.
Comme dans mon métier de consultant en recrutement : on ne maîtrise jamais tout, mais on avance, on apprend, on progresse. L’imprévu fait partie du voyage.
Alors oui, j’ai mis 24h05.
𝗠𝗮𝗶𝘀 𝗰𝗵𝗮𝗾𝘂𝗲 𝗺𝗶𝗻𝘂𝘁𝗲, 𝗰𝗵𝗮𝗾𝘂𝗲 𝗴𝗮𝗹𝗲̀𝗿𝗲 𝗲𝗻 𝘃𝗮𝗹𝗮𝗶𝘁 𝗹𝗮 𝗽𝗲𝗶𝗻𝗲.
𝗣𝗮𝗿𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗲 𝗷𝗲 𝗹’𝗮𝗶 𝗳𝗮𝗶𝘁. 𝗘𝘁 𝗰̧𝗮, 𝗷𝗲 𝗻𝗲 𝘀𝘂𝗶𝘀 𝗽𝗮𝘀 𝗽𝗿𝗲̂𝘁 𝗱𝗲 𝗹’𝗼𝘂𝗯𝗹𝗶𝗲𝗿.
🔥 À celles et ceux qui doutent :
Ce n’est pas la perfection qui fait les plus belles victoires.
C’est le chemin. L’intensité. L’engagement.
Et parfois, il suffit juste d’oser.
𝗘𝘁 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝗾𝘂𝗲𝗹 𝗮 𝗲́𝘁𝗲́ 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗱𝗲𝗿𝗻𝗶𝗲𝗿 𝗱𝗲́𝗳𝗶 ?