25/10/2022
Entretien avec Rachel Molina, Accompagnatrice Socio-Professionnelle au sein de Alliance rive gauche, ETTI membre d’Insertion Ambition Éthique.
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- Rachel, peux-tu nous expliquer en quoi consiste le métier d’ASP ?
- "Le métier d’accompagnateur socio-professionnel est très riche et varié. Il regroupe plusieurs domaines d’intervention et dépend de la structure dans laquelle le la personne en charge de l’accompagnement évolue.
Pour avoir travaillé dans plusieurs structures de l’emploi, la formation et l’insertion, je peux dire que ce métier s’adapte à l’évolution de la société.
Au sein d’une ETTI et en fonction des responsabilités attribuées, le poste d’ASP consiste autant à accompagner les salariés dits intérimaires sur le volet social que sur le volet professionnel.
Je dispense des entretiens individuels et collectifs autour des besoins des intérimaires et du cadre légal. J’ai donc la double casquette employeur et chargée d’insertion.
Je m’occupe du recrutement (de la diffusion des offres d’emploi aux entretiens de recrutement et à la mise en conformité de l’embauche).
Je concours à l’élaboration du projet professionnel tout en mettant en situation de travail, en valorisant les compétences et en proposant des formations.
Je contribue à la mise à disposition et suis en lien avec les entreprise : l’idée étant de mettre en adéquation un besoin avec des compétences.
Je fais des reporting (la part administrative est assez conséquente) et je participe aux réunions d’échange notamment avec les prescripteurs et la Dreets.
Je participe à des évènements autour de l’emploi et de la formation (forum, job dating, permanences, réunions d’informations collectives, échanges avec les collectifs des asp…).
J’ai la charge de promouvoir la RSEI (responsabilité sociétale des entreprises inclusives) et depuis peu, je viens en appui sur la communication via les réseaux."
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- Pour toi, quelles sont les clés d’un parcours d’insertion réussi ?
- "Selon moi, il n’existe pas un parcours mais des parcours, voire des labyrinthes avec des trousseaux de clés et plusieurs portes à ouvrir. Alors si, une des portes s’ouvre, c’est un pas vers la réussite quelle qu’elle soit.
Les situations des personnes que j’accompagne sont tellement compliquées et précaires que je n’attends pas de voir des grands changements mais plutôt des petites manifestions.
Cela peut être des progrès dans l’acquisition de la langue française, dans la communication orale ou la réalisation d’un objectif co-défini, comme par exemple une démarche à entreprendre seul.
Évidemment, quand nous trouvons une solution pérenne à une problématique sociale notamment, nous sommes sur le bon chemin.
J’aime beaucoup le poème d’Antonio Machado qui reprend ces termes : « marcheur, il n’y a pas de chemin, le chemin se fait en marchant ».
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