17/10/2025
Comment l'islam considère-t-il la bienveillance envers les parents dans leur vieillesse ?
Il semble qu'il soit facile d'être gentil avec les parents lorsqu'ils sont en bonne santé et capables de se débrouiller seuls. Pourtant, cela ne diminue en rien l'importance de leur témoigner la gentillesse que Dieu nous ordonne de faire. En cela, Dieu dit dans le verset 23 de la sourate 17, le Voyage nocturne (al-Isrāʼ) : « Et ton Seigneur a décrété : « N'adorez que Lui ; et (marquez) de la bonté envers les père et mère : si l'un d'eux ou tous deux doivent atteindre la vieillesse auprès de toi, alors ne leur dis point : « Fi ! » et ne les brusque pas, mais adresse-leur des paroles respectueuses. »
L’obéissance aux parents fait partie de meilleures œuvres et la bienfaisance envers eux permet d’atteindre les sublimes objectifs.
La bienveillance envers les parents s’affirme et sa récompense devient autant plus immense lorsque ceux-ci atteignent un âge avancé, ce qui en découle, c'est une faiblesse intrinsèque, un manque de capacité à gérer les affaires, ainsi qu'un besoin manifeste de ressources financières, de protection et de compagnie. En effet, le fait de montrer la bienveillance, la sollicitude attentive et la douceur dans les paroles et les comportements, révèle à cette étape, le véritable critère de la bienfaisance. C’est pourquoi Dieu accorde à ce stade une attention particulière. À cet égard, Dieu dit dans le verset 23 à 24 de la sourate 17, le Voyage nocturne (al-Isrāʼ) : « Si l'un d'eux ou tous deux doivent atteindre la vieillesse auprès de toi, alors ne leur dis point : « Fi ! » et ne les brusque pas, mais adresse-leur des paroles respectueuses. Et par miséricorde, abaisse pour eux l'aile de l'humilité, et dis : « Ô mon Seigneur, fais-leur, à tous deux, miséricorde comme ils m'ont élevé tout petit. »
Dieu établit un lien indissociable entre le fait de prendre soin des parents âgés et l’éducation des enfants, afin d’encourager les enfants à rendre la pareille à leur parents, car lorsque le père se montre vertueux en éduquant son enfant avec excellence, il ne fait rien moins qu'élever celui qui deviendra, dans sa propre vieillesse, un père à son tour.
Lorsque le fils offre une part de ses biens à ses parents, qu’il se souvienne qu’hier encore, il jouissait de l’intégralité de leurs richesses. Quand il consacre un fragment de son temps à leur rendre visite et à veiller sur leurs besoins, qu’il n’oublie point qu’il était jadis l’objet de leur sollicitude incessante, la lumière de leurs yeux et la joie de leur cœur. Et lorsqu’il lutte contre son âme pour les honorer et leur prodiguer des bienfaits, qu’il médite sur les sacrifices qu’ils ont consentis avec allégresse, abnégation et amour durable pour le servir.
La négligence à l’égard des parents lorsqu’ils deviennent plus âgés et les laissant livrés aux affres de la maladie, du besoin et l’isolement, figure la pire ingratitude que Dieu menace son auteur d’un châtiment ici-bas avant l’au-delà. À ce propos, le Messager dit : « De tous les péchés, Dieu peut différer le châtiment jusqu'au Jour Dernier selon Sa Volonté souveraine, excepté trois choses : l'oppression orgueilleuse, l’ingratitude envers les parents et la rupture des liens du sang. Pour ceux-là, le Seigneur précipite le jugement en cette vie mortelle avant l'heure du trépas. » Hadith rapporté al-Bukhari