23/08/2026
Ni ICI, Ni Là-bas : Ce que personne ne te dit quand tu rêves du Canada
Il y a des gens qui vivent avec une valise sous le lit.
Toi, tu vis avec une valise dans la poitrine.
Ce livre ne va pas t'aider à partir.
Il va t'aider à voir ce que le fait de vouloir partir t'a déjà pris.
Alors, tout de suite, une clarification :
Ce livre n'a pas de checklist.
Ce livre n'a pas de tableau Excel.
Ce livre ne compare pas Express Entry et le Programme de mobilité internationale.
Ce livre ne connaît pas les délais IRCC — et il s'en moque.
Ce livre n'a aucun lien vers un consultant en immigration.
Si c'est ça que tu cherches, tu ne le trouveras pas ici. Ce n'est pas grave, tu le trouveras ailleurs, en dix minutes de recherche.
Mais si le titre t'a arrêté net… si quelque chose dans ta poitrine vient de se resserrer en lisant ces lignes… alors reste. Ce livre parle de toi.
Il nomme ce que tu portes seul depuis que tu as commencé à rêver du Canada. Pas le dossier. Pas les documents. Pas les frais. Ce que ça fait, à l'intérieur.
Ta façon de travailler dans un bureau où tu sais, au fond, que tu ne resteras pas — et de le faire quand même, avec le sourire.
Ta façon de répondre « ça avance » quand ta mère te demande où en est ton dossier, alors que tu ne sais même plus si tu avances ou si tu t'enfonces.
Ta façon de prier le soir, et de te demander, une fraction de seconde, si Dieu entend encore une prière qu'on répète depuis trois ans.
Ta façon d'aimer ton conjoint, tes enfants, tes parents — en les regardant, parfois, comme des gens que tu es déjà en train de quitter, alors que tu es encore assis en face d'eux.
Ta façon de continuer à vivre une vie que tu as, au fond, déjà commencé à quitter.
Ça a un nom. La fracture invisible. Pas une dépression qu'on nomme sur un rapport médical. Pas un burn-out qu'on explique à un employeur. Une fracture propre. Nette. Silencieuse. Elle ne se sent que la nuit, quand tu poses ton téléphone après avoir vérifié pour la douzième fois s'il y a un mail d'IRCC — et qu'il n'y en a pas.
Tu ne vis ni ici, ni là-bas. Tu as un pied dans une vie que tu habites encore, et un pied dans une vie qui n'existe encore que dans ta tête. Entre les deux, il n'y a pas de pont. Il y a juste toi, debout, en train de faire semblant que ça ne fait pas mal.
Ce livre ne te dira pas comment partir. Il va te dire ce que personne ne t'a jamais dit sur ce que ça fait de vouloir partir.
Si tu te reconnais dans une seule de ces lignes, sauvegarde ce post. Tu voudras le relire un soir où tu te sentiras seul avec ça.
Et si tu connais quelqu'un qui sourit trop bien pour que ce soit vrai, quelqu'un qui « va bien » depuis un peu trop longtemps — partage-le-lui. Il a peut-être juste besoin de savoir qu'il n'est pas seul.
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