Sed Last histoire

Sed Last histoire 📚Histoires vraies, analyses claires, passion partagée.raconter, connecter. Des récits qui font parler
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11/05/2026

MA BELLE MÈRE 2eme partie

Le sentier s'élargit enfin, révélant un paysage que Mutiri n'avait jamais imaginé. Devant eux s'étend un village baigné ...
11/05/2026

Le sentier s'élargit enfin, révélant un paysage que Mutiri n'avait jamais imaginé. Devant eux s'étend un village baigné d'une lumière irréelle, où chaque maison de chaume est une œuvre d'art, décorée de motifs ancestraux. Ici, le sol est plat, l'air est doux, et un silence sacré annonce que la paix règne en maître. C’est un havre de verdure qui semble exister hors du temps.
​
Pourtant, alors qu'ils franchissent les portes de ce sanctuaire, une ombre plane sur l'esprit de Mutiri : il ne sait toujours pas qui est cette femme. Durant les longues heures de marche, elle l'a transporté ailleurs. Ses paroles n'étaient pas de simples mots, mais des contes envoûtants, des histoires si belles qu'elles ont agi comme un remède contre l'épuisement. Sous le charme de sa voix, Mutiri a marché sans sentir le poids du gibier sur ses épaules, ni la morsure du soleil.
​
Désormais seuls dans cet endroit calme, le piège de la beauté se referme. Mutiri la regarde vraiment pour la première fois. Son élégance est un vertige. À cet instant précis, un basculement s'opère dans son cœur. Le chasseur aguerri, le gardien des rites, commence à s'effacer. La fascination qu'elle exerce est si puissante qu'elle consume tout sur son passage

Peu à peu, les visages de ses ancêtres s'estompent. Les chants de son peuple et les lois de sa coutume deviennent des murmures lointains, puis un silence total. Pour cette femme, pour ce village de paix, Mutiri est prêt à l'impensable : abandonner son nom, son passé et son identité. Il ne sait pas où il est, ni qui elle est vraiment, mais il sait qu'il ne fera jamais marche arrière.

À suivre......

10/05/2026

MA BELLE MÈRE...

une fille qui vendait des fruits dans les rues de la ville

Il y a très longtemps, dans les anciennes années du royaume de Bahasaa, vivait un peuple redouté pour la taille de ses h...
10/05/2026

Il y a très longtemps, dans les anciennes années du royaume de Bahasaa, vivait un peuple redouté pour la taille de ses hommes et la puissance de ses chasseurs.
C’était un royaume gouverné par une tradition étrange : les femmes et les hommes vivaient séparés. Les hommes étaient élevés pour devenir des guerriers, défendre les terres et servir le roi. Même les hommes mariés ne voyaient leurs épouses qu’une seule fois par an.
Les garçons, dès l’âge d’un an, étaient retirés à leurs mères pour apprendre les coutumes du royaume aux côtés de leurs pères. Pendant ce temps, les filles grandissaient loin des hommes, apprenant à cuisiner, chanter et honorer les guerriers.
Mais un jour, le destin décida de briser cette tradition.
Sous un soleil brûlant, Mutiri, l’un des plus grands chasseurs du royaume, rentrait de la forêt avec sa lance et sa proie sur les épaules. Alors qu’il traversait un petit sentier perdu entre les arbres, il aperçut une jeune femme marchant seule.
C’était impossible.
Aucune femme ne devait se trouver dans cette partie du royaume.
Mutiri s’arrêta net.
La jeune femme leva doucement les yeux vers lui.
Leurs regards se croisèrent… et, pendant quelques secondes, le monde sembla s’arrêter autour d’eux.
Elle lui adressa un léger sourire.
Le cœur du chasseur, habitué à la guerre et au sang, battit pour la première fois d’une manière étrange.
— D’où viens-tu ? demanda-t-il d’une voix méfiante.
Selon la tradition, cette femme devait être arrêtée… peut-être même tuée.
Mais quelque chose dans ses yeux empêchait Mutiri de lever sa lance.
La jeune femme s’approcha lentement et murmura :
— Viens avec moi… et je te montrerai un monde que ton royaume t’a toujours caché.
Mutiri hésita.
Derrière lui se trouvait la loi de ses ancêtres.
Devant lui… un mystère capable de changer toute sa vie.

09/05/2026

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07/05/2026

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LA HAINE DE MA TENTE..... SUITE Les années passèrent lentement.Mira grandissait dans le silence, comme une ombre oubliée...
07/05/2026

LA HAINE DE MA TENTE..... SUITE

Les années passèrent lentement.
Mira grandissait dans le silence, comme une ombre oubliée au milieu des autres enfants du village.
Dans le quartier, tout le monde la connaissait… mais personne ne faisait vraiment attention à elle.
On disait souvent :
— « Cette fille ne deviendra jamais quelqu’un. »
Ces paroles avaient fini par suivre Mira partout.
Pendant que les autres jeunes filles apprenaient à danser, à lire ou à se mettre en valeur, Mira passait ses journées à travailler.
Elle lavait les vêtements, nettoyait la maison, portait de lourds seaux d’eau et préparait les repas.
Sa tante, elle, n’avait aucune considération pour elle.
Devant les visiteurs, elle présentait fièrement ses propres filles, bien habillées et souriantes…
mais Mira restait toujours derrière, vêtue simplement, silencieuse, la tête baissée.
Avec le temps, Mira avait appris à cacher sa douleur derrière le calme de son regard.
Un matin, une grande nouvelle bouleversa tout le royaume.
Le prince du village devait choisir son épouse.
Le roi ordonna alors une immense cérémonie dans la cour royale.
Toutes les jeunes filles du royaume étaient invitées à se présenter devant le prince.
Très vite, le village entier entra en agitation.
Les couturières travaillaient jour et nuit.
Les marchés étaient remplis de bijoux, de tissus brillants et de parfums rares.
Le jour de la cérémonie arriva enfin.
La cour royale était magnifique.
Les tambours résonnaient dans tout le palais.
Des danseurs venus de royaumes voisins animaient la fête.
Des invités importants remplissaient les grandes tribunes décorées d’or et de fleurs.
Les jeunes filles défilaient les unes après les autres dans leurs plus belles tenues, essayant d’attirer le regard du prince.
Parmi elles se trouvaient les cousines de Mira.
Sa tante les avait habillées avec soin, convaincue qu’une de ses filles deviendrait reine.
Mira, elle, était restée au fond de la foule.
Elle portait une robe simple et ancienne.
Elle ne voulait pas se présenter.
Depuis des années, elle avait entendu les mêmes humiliations :
— « Mira ne vaut rien. »
— « Personne ne la remarquera jamais. »
Alors elle restait cachée, observant la fête de loin.
Mais près d’elle se tenait une vieille femme au visage paisible.
Cette femme regarda Mira longuement avant de lui murmurer doucement :
— « Ma fille… avance toi aussi. Tente ta chance. »
Mira secoua la tête.
— « Non… tout le monde va se moquer de moi. »
La vieille femme sourit tendrement.
— « Parfois, ceux qu’on méprise cachent la plus grande lumière. »
Ces mots touchèrent profondément le cœur de Mira.
Après quelques hésitations, Mira fit lentement quelques pas vers la cour royale.
Dès qu’elle apparut devant la foule, des rires éclatèrent.
Certaines jeunes filles se moquaient d’elle ouvertement.
— « Regardez ses vêtements ! »
— « Elle pense vraiment avoir une chance ? »
Même sa tante, furieuse de honte, se leva brusquement.
Elle attrapa Mira par le bras et cria :
— « Retourne immédiatement à la maison ! Tu nous fais honte ! »
Mira baissa les yeux, humiliée devant tout le royaume.
Mais soudain…
Le silence tomba dans la cour.
Le prince venait de se lever.
Depuis son siège royal, il regardait Mira sans détourner les yeux.
Quelque chose dans son regard l’avait bouleversé.
Ce n’était pas seulement sa beauté.
C’était la douceur cachée derrière sa tristesse…
la force silencieuse qu’elle portait malgré toutes ses blessures.
Le cœur du prince battait fortement.
Sous les regards surpris de toute l’assemblée, il descendit lentement les marches du palais et s’approcha d’elle.
Toute la foule retenait son souffle.
Même les tambours s’étaient arrêtés.
Le prince arriva devant Mira… puis lui tendit doucement la main.
— « Depuis le début de cette cérémonie, beaucoup ont essayé d’attirer mes yeux… mais toi, tu as touché mon cœur. »
Mira resta immobile, incapable de parler.
Personne n’en croyait ses yeux.
Les invités murmuraient entre eux.
Les cousines de Mira étaient choquées.
Et sa tante, f***e de colère, s’avança brusquement devant le roi.
— « Ce n’est pas possible ! » cria-t-elle.
— « Ma fille est bien plus belle qu’elle ! Mira n’est qu’une servante ! Je refuse cela ! »
Toute la cour devint silencieuse.
Alors le prince se tourna calmement vers la tante de Mira et répondit :
— « La vraie beauté ne se trouve pas dans les bijoux ni dans les vêtements… elle se voit dans le cœur. »
À cet instant, Mira sentit ses yeux se remplir de larmes.
Pour la première fois de sa vie…
Quelqu’un venait enfin de voir sa valeur.

LA HAINE DE MA TENTE Mira n’avait que 5 ans lorsque sa vie a basculé.Un matin comme les autres s’était transformé en cau...
06/05/2026

LA HAINE DE MA TENTE

Mira n’avait que 5 ans lorsque sa vie a basculé.
Un matin comme les autres s’était transformé en cauchemar : un accident emporta sa maman, la seule personne qui lui donnait de la tendresse, de la chaleur… et un sentiment d’exister.
Du jour au lendemain, Mira devint une enfant silencieuse.
Sans comprendre vraiment ce qui se passait, elle fut envoyée vivre chez sa tante.
Au début, elle pensait avoir trouvé un refuge.
Mais très vite, elle comprit que ce n’était pas une maison… c’était une épreuve.
Sa tante avait déjà des enfants, des filles du même âge qu’elle.
Elles riaient, jouaient, allaient à l’école chaque matin avec leurs sacs bien propres et leurs cheveux soigneusement coiffés.
Mira, elle, restait.

À seulement 8 ans, ses petites mains portaient déjà le poids des adultes.
Elle se levait avant tout le monde, balayait la cour, lavait les assiettes, puis les vêtements.
Pendant que les autres apprenaient à lire et à écrire, Mira apprenait à se taire.
Les rires des autres enfants résonnaient comme une blessure.
Sa tante pouvait passer des heures à jouer avec ses propres filles, à les serrer dans ses bras, à rire avec elles…
Mais jamais, pas une seule fois, elle n’appelait Mira.
Mira restait là, debout à côté, invisible.
Comme si elle n’existait pas.
Le soir, quand tout le monde dormait, Mira regardait le ciel.
Elle pensait à sa maman.
Elle se souvenait de sa voix douce, de ses bras rassurants…
Et dans le silence de la nuit, elle murmurait :
« Maman… pourquoi tu m’as laissée ici ? »
Ses yeux se remplissaient de larmes, mais elle les essuyait vite.
Parce que même pleurer… elle n’en avait pas le droit.
Les jours passaient, puis les années.
Mais quelque chose en Mira ne s’éteignait pas.
Au fond d’elle, malgré la douleur, malgré le rejet…
il y avait une force silencieuse.



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