10/27/2026
« J’veux pas de candidats de plus de 50 ans et plus. »« 𝗝’𝘃𝗲𝘂𝘅 𝗽𝗮𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗮𝗻𝗱𝗶𝗱𝗮𝘁𝘀 𝗱𝗲 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗱𝗲 𝟱𝟬 𝗮𝗻𝘀 𝗲𝘁 𝗽𝗹𝘂𝘀. »
Ça vous choque ?
Nous aussi.
Et pourtant, ce genre de phrase existe encore.
Depuis le début de ma carrière en recrutement, j’ai été confronté à plusieurs demandes qui m’ont profondément mis mal à l’aise.
Parmi elles, l’âgisme revient encore trop souvent.
Parfois, c’est dit directement. Parfois, c’est formulé plus subtilement.
« On cherche quelqu’un de plus jeune. »
« On veut une personne avec plus d’énergie. »
« On a peur que le candidat soit trop senior pour l’équipe. »
« Il risque de ne pas rester longtemps. »
Et derrière ces phrases, il y a souvent le même réflexe : réduire une personne à son âge avant même d’évaluer ses compétences.
Chez EXPOZE, notre position est claire.
Nous ne recrutons pas selon une date de naissance. Nous recrutons selon les compétences, l’expérience, le potentiel, l’alignement avec le poste et la capacité réelle d’une personne à créer de la valeur.
Un candidat de 50 ans, 55 ans ou 60 ans n’est pas un risque par défaut.
Il peut être une force d’exécution. Un repère pour une équipe. Une mémoire organisationnelle.
Un gestionnaire solide. Un profil capable d’éviter des erreurs que d’autres n’ont pas encore vécues.
Évidemment, l’expérience ne garantit pas tout. Mais l’âge ne devrait jamais devenir un filtre automatique.
En 2025, nous avons intégré une politique de diversité et d’inclusion à chacune de nos ententes de service pour envoyer un message clair dès le départ : notre cabinet ne participera pas à des pratiques discriminatoires.
Depuis, ce type de demande a diminué. Heureusement.
Mais il arrive encore qu’un employeur tente d’imposer un critère d’âge, directement ou indirectement. Et chaque fois, notre réponse reste la même.
Notre rôle n’est pas de trouver quelqu’un qui correspond à un préjugé ; notre rôle est de trouver la meilleure personne pour le poste.
Je partage cette réalité parce que plusieurs pensent que l’âgisme appartient au passé. Malheureusement, il existe encore.
Et comme recruteurs, gestionnaires ou partenaires RH, nous avons une responsabilité : ne pas normaliser ces demandes sous prétexte qu’elles sont “préférences”, “fit d’équipe” ou “réalité du marché”.
Un recrutement équitable ne consiste pas à ignorer les besoins d’une entreprise. Il consiste à évaluer les bonnes choses.
Si vous êtes recruteur ou gestionnaire, posez-vous la question : est-ce que vos critères évaluent vraiment la capacité de réussir dans le poste, ou est-ce qu’ils ferment la porte trop tôt ?
Et si vous êtes candidat et que vous avez l’impression que votre âge parle plus fort que votre valeur, sachez ceci : votre parcours mérite mieux qu’un raccourci.
En 2026, recruter avec équité n’est pas une posture de communication.
C’est une responsabilité.