08/20/2026
Le jour où j'ai compris que le problème n'était pas ma charge de travail. C'était moi.
Cette prise de conscience ne s'est pas faite du jour au lendemain.
À l'époque de mon premier rôle comme gestionnaire, il y a plus de 15 ans, tout allait vite. Les mandats s'enchaînaient, les décisions aussi, et j'avais l'impression que tout reposait sur mes épaules. Je voulais être présent partout, comprendre chaque situation et trouver rapidement une solution à chaque problème.
De l'extérieur, tout semblait bien fonctionner.
À l'intérieur, c'était une autre histoire.
Ce n'était pas un épuisement spectaculaire. C'était une fatigue beaucoup plus discrète. Celle qui vous suit en rentrant à la maison. Celle qui continue de tourner dans votre tête le soir, la fin de semaine ou même pendant les vacances. J'étais toujours au travail, même lorsque je n'y étais plus.
Pendant longtemps, j'ai cru que c'était simplement le prix à payer pour être un bon leader.
Puis j'ai réalisé que je faisais fausse route.
Le rôle d'un gestionnaire n'est pas de tout porter. Il est de créer les conditions pour que son équipe puisse avancer avec lui. Cela demande de structurer, de faire confiance, de déléguer et surtout d'accepter que tout ne passe pas uniquement par soi.
Cette leçon a changé ma façon de gérer.
J'ai compris que l'épuisement des leaders ne vient pas toujours d'une surcharge de travail. Il vient souvent de cette volonté sincère de vouloir trop bien faire, de vouloir être utile à tout le monde et de croire que demander de l'aide ou partager la responsabilité est un signe de faiblesse.
Aujourd'hui, je pense exactement l'inverse.
Les leaders les plus solides ne sont pas ceux qui portent tout.
Ce sont ceux qui savent quand il est temps de partager le poids.
Et vous, quel a été le premier signe qui vous a fait comprendre que vous en portiez peut-être un peu trop ?